Archives de
Mois : octobre 2017

Journal de séjour #112 – Première vue des Cameron Highlands

Journal de séjour #112 – Première vue des Cameron Highlands

Sur les conseils de notre hôtelier, nous nous levons super tôt pour prendre le bus direction les Cameron Highlands. Nous partons de l’hôtel à 7h30 et avançons vers la gare routière en ville et peu éloignée. Nous y avions vu la veille en passant un panneau pour cette destination. Sur place, on nous dit qu’il faut aller au grand terminal en-dehors de la ville et on nous indique quel bus s’y rend. D’autres Françaises attendent, elles nous expliqueront que cette gare était la gare centrale avant que la ville ne la déplace à l’extérieur. Depuis ils n’ont toujours pas enlevé les panneaux vers les autres villes. Nous partons donc vers le terminal. De là, pleins de stands proposent différentes directions. Leurs propriétaires crient dans tous les sens pour “attirer” le client. C’est confusant et désagréable pour nous. Nous prenons le premier qui vient. Le prochain bus ne part pas avant 10h, soit 1h30 d’attente. C’était bien la peine de se lever si tôt. Nous prenons un café et patientons gentiment. Il faudra attendre une annonce micro à peine compréhensible pour connaître la voie à prendre. Le bus est là, nous embarquons. Il faut bien 2h de route dont une à travers la montagne.

Nous approchons des Cameron Highlands. Il y a un petit côté Da Lat (Vietnam). Nous pouvons voir des serres de fraises à perte de vue, ce qui n’est pas très beau en fait. Beaucoup de fermes autour se sont centrées sur le tourisme de masse, ça ne nous donne pas trop envie. Les petites villes que nous traversons ne sont composées que d’hôtels et de boutiques. Nous espérons voir un coin de nature quand même. Dans l’idéal nous sommes venus voir les plantations de thé, très connues dans la région.

Nous arrivons à Tanah Rata et mangeons rapidement à la première adresse trouvée. Nous trouvons rapidement notre hôtel ensuite. Par contre personne à l’horizon. Nous attendons plusieurs dizaines de minutes et un employé vient nous réceptionner. La chambre est simple, ça nous conviendra.

Après l’installation nous partons vers un office de tourisme où nous pouvons nous inscrire pour un tour. Le lendemain matin sera réservé à la découverte des merveilles de cette région. Il semble que le matin soit suffisant, l’après-midi étant pluvieux à cette saison. Ce qui se démontre peu après. Il faisait beau il y a une heure… Nous en profitons pour réserver nos billets de bus pour la suite à la gare routière. Tout est proche ici. Puis nous flânons dans quelques boutiques avant de nous installer pour le boulot de l’après-midi. Nous changeons deux fois de cafés, les connexions internet sont décidément éprouvantes dans ce pays. Et encore, nous restons à Starbucks par flemme de changer à nouveau.

Pour nous réconforter, un bon plat indien est idéal avant d’aller nous coucher.

Journal de séjour #111 – Balade à Ipoh

Journal de séjour #111 – Balade à Ipoh

Nous nous réveillons tôt pour partir à Ipoh. Tellement tôt que le restaurant ouvert soi-disant 24h/24 ne sert pas encore (7h du matin). Nous traversons la rue et prenons notre petit-déjeuner en face.

Nous récupérons nos affaires et partons à pieds à la gare routière. Nous patientons, nous sommes bien avant la demie-heure demandée par l’agence. Nous patientons encore… finalement le bus arrive à l’heure du départ. C’est bien la peine de prévoir de l’avance. D’un autre côté c’est tellement confortable qu’on ne peut plus critiquer. De l’espace et des sièges inclinables à souhait, c’est parfait. Nous partons pour 2h de route.

Sans souci, nous arrivons à la gare routière d’Ipoh. Elle est plutôt éloignée du centre-ville. Nous essayons de voir par quel moyen aller à l’hôtel quand Will voit un bus de ville. Nous nous avançons et le chauffeur commence à lui parler tamil (délit de faciès). Will lui fait comprendre en anglais notre destination et le chauffeur lui fait signe de monter genre “t’inquiète pas, t’es à la maison…” Nous trouvons des sièges et d’autres personnes montent. Le chauffeur s’installe et là plusieurs personnes se lèvent peu à peu pour régler la course, Will fait de même. Heureusement d’ailleurs car peu après une autre personne de la compagnie de bus vient vérifier que tout le monde a son ticket. Enfin nous partons.
Comme pour la veille au temple, nous vérifions sur le GPS notre progression. Nous arrivons dans une autre gare routière en ville et pensons descendre. Mais le chauffeur nous fait signe que c’est le prochain arrêt. Plus efficace que le chauffeur de George Town. Effectivement à l’arrêt suivant nous sommes en face de l’hôtel. À l’intérieur nous avons un peu du mal à comprendre notre interlocuteur qui parle un anglais rapide avec un bel accent indien. Mais nous montons finalement nos affaires à la chambre. Il s’agit d’un hôtel “capsule”, soit des compartiments ayant juste la place de lits et emboîtés sur le même mur créant un dortoir atypique. Nous connaissons ce système par le Japon mais nous le testons pour la première fois ici, en Malaisie. Bon c’est bien plus spacieux que les capsules nippones. Ce sont des cabines queen-size avec prise de courant et une petite tablette pliante pour faire bureau ou coiffeuse. Un compartiment en dessous des lits permet de stocker les valises. Cet hôtel est très moderne, tout est bloqué par cartes magnétiques. La déco fait entrepôt et c’est très propre. Nous allons bien dormir.

Ipoh est une ancienne ville minière dont le charme réside dans la vieille ville. Nous avons prévu de nous y promener pour la journée. Nous allons dans un premier temps manger dans une rue emblématique : concubine lane. C’est une petite ruelle pleines de petits commerces sympas. Nous y dégustons un plat typique à base de riz-coco, cacahuètes et poisson, le nasi lemak.


Nous avons besoin de quelques informations pour le lendemain. Nous partons vers l’office du tourisme… qui est fermée. En plein week-end. Tout ça pour une panne informatique et un problème de climatisation. Ben tant pis nous retournons à l’hôtel prendre nos informations et le parapluie aussi. Le temps se couvre. Nous repartons pour nos visites. Nous jouons de malchance, le musée que j’avais repéré est fermé jusqu’à demain… Ça nous aurait permis de connaître l’histoire de cette ville de mineurs. Ne nous reste plus qu’à observer les bâtiments de style colonial un peu partout. Ils semblent tous abandonnés et seules les façades sont restaurées pour la forme. C’est un peu triste tout ça.

Nous décidons de nous installer dans un café pour avancer le boulot pour le restant de l’après-midi.
Dans la soirée nous faisons un crochet pour voir d’autres bâtiments de style coloniaux. Puis nous cherchons un restaurant.

Nous avions repéré une place un peu jeune et artistique dans l’après-midi. Il s’y tenait une sorte de marché de breloques faites main assez sympa. Le soir il reste le restaurant, un peu branché, où nous avons décidé de nous régaler. Sur des écrans nous voyons une sorte de grand défilé type J.O. avec des délégations de toute l’Asie du sud-est. Le serveur n’a pas su (voulu ?) nous expliquer ce que c’était. Qu’importe, nous allons nous coucher dans notre grosse boîte industrielle mais tellement confortable.

Journal de séjour #110 – Le temple Kek Lok Si à Penang

Journal de séjour #110 – Le temple Kek Lok Si à Penang

Le réveil est un peu dur mais un bon petit-déjeuner à l’indienne le rend meilleur.

Le programme du jour est assez simple. Après avoir récupéré notre lessive à l’hôtel, nous allons à la gare routière. Dans un premier temps nous réservons les billets pour la ville suivante. Ipoh n’est qu’à 2h de route, nous partirons le matin. Une nuit suffira. Le monsieur, très gentil, nous montre où il faudra attendre et à qui nous adresser demain matin. Ensuite, nous attendons le bus pour visiter le plus grand temple bouddhiste de l’Asie du sud-est : Kek Lok Si. Plusieurs lignes y vont, nous en voyons un arriver. Je demande quand même au chauffeur. Il répond positivement mais me dit qu’ils ne font pas de change dans le bus. Évidemment à force de faire l’appoint un peu partout nous n’avons plus de monnaie. Nous repartons vers l’agence où nous avons acheté les billets longue distance. Nous tombons sur un autre monsieur qui, au lieu de nous faire du change nous montre gentiment le stand de confiserie en disant “Achetez plutôt”. Malin va ! Heureusement son collègue nous reconnaît et lui dit de faire le change. Nananère !

Retour à l’arrêt de bus, bien sûr nous devons attendre le suivant. Il ne tarde pas et je redemande s’il va bien au temple. Une fois d’accord sur la destination, on insère les billets dans la boite en fer et c’est parti. J’espère qu’il s’y arrêtera bien car rien n’est fait pour indiquer l’arrêt suivant. Ni même la feuille de route en fait, à se demander comment les locaux font. Bah facile, ils font signe au bus et sonnent lorsqu’ils veulent descendre. Quand on connaît sa route forcément… Je me dis que c’est un coin touristique, il va sans doute l’annoncer. Après un bon moment, le temple commence à apparaître au loin. Will suit la route sur le GPS. Il me dit que nous aurions dû descendre à l’arrêt précédent. Je suis étonnée, je pensais vraiment que quelque chose ou quelqu’un annoncerait le temple. Nous descendons du coup au téléphérique permettant d’aller dans la montagne mais c’est quand même un peu loin. Qu’à cela ne tienne nous finirons à pieds. Après une bonne petite marche en plein cagnard, nous atteignons enfin le temple. Nous commençons par un bassin de tortues où nous pouvons leur donner à manger. Ça devient presque effrayant quand elles se regroupent la gueule ouverte.

Nous montons vers le complexe de temples. L’architecture est chinoise et même si un coup de pinceau ne ferait pas de mal c’est impressionnant de détails. Ce sont plusieurs salles dédiées à une forme de Bouddha. Nous retrouvons le principe d’une salle aux 10000 Bouddha. Nous retrouvons aussi le principe des boutiques chinoises en plein milieu des temples, ce dont nous nous serions bien passés. Le temple a été construit à partir de 1890.

Nous continuons notre visite vers la statue de 30 mètres de haut de la déesse de la miséricorde : Kuan Yin. Pour y accéder il faut payer un ascenseur incliné. Mouais, vue la balade ils pourraient proposer d’y aller à pieds. La statue reste très impressionnante et la vue sur George Town est superbe.

De retour en bas, il nous reste la pagode à visiter. Un nouveau guichet se dresse sur le passage. Nous n’avons pas envie de payer, nous nous contenterons de l’extérieur qui est déjà très beau. On en profitera pour prendre en photo un petit oiseau.

La balade est vraiment sympa. Nous profitons de la descente pour nous rafraîchir avec un jus de canne.

Nous retrouvons un point d’attente pour le bus. Le premier qui vient ne retourne pas de suite en ville, nous attendons le suivant. Après une dizaine de minutes, nous sommes de nouveau en route pour George Town. La gare routière se trouve sous un centre commercial. Nous y faisons un tour et trouvons un McDonald’s. Ils mettent en avant une recette “coréenne”. Will décide d’essayer. Nous sommes déçus, nous allons freiner les fastfoods. Surtout quand on sait qu’il y a pleins de restaurants indiens à portée de main.

Nous repartons en centre-ville et cherchons un endroit où travailler. C’est assez compliqué car où que nous allions la connexion est pourrie. C’est assez étrange dans un pays aussi développé que la Malaisie. Même au Cambodge nous avons pu mieux nous débrouiller. Bref, nous repartons à la pâtisserie du premier jour et prenons un thé et une tisane. Nous ressortons à la nuit tombée. Nous nous baladons encore un peu avant de rentrer.

Journal de séjour #109 – La vieille ville de George Town

Journal de séjour #109 – La vieille ville de George Town

Nous prenons notre temps ce matin. Nous restons encore deux nuits à George Town donc nous décidons de suivre nos envies. Nous trouvons une sorte de boulangerie où nous prenons le petit-déjeuner.


Nous partons ensuite vers la poste. Nous entrons dans un premier bâtiment un peu austère. Nous demandons si c’est bien ici la poste, ce à quoi on nous répond par l’affirmative. Nous montrons les cartes postales à envoyer et là on nous indique le bâtiment d’à-côté… ça devait être le coin professionnel ou administratif. À la poste, plusieurs guichets s’offrent à nous. Apparemment il faut prendre un ticket pour l’attente. Nous, on veut bien mais c’est le système intelligent qui te sort un numéro d’attente en fonction de ta démarche. Tout est écrit en malais sur la machine. Pas un seul instant ils ont pensé que des touristes auraient besoin d’eux. Tant pis, on prend le premier bouton qui vient. Nous allons vers notre guichet. Quand nous expliquons qu’en fait on ne sait pas où aller pour des timbres, l’employé se met à rire (on est content pour lui) et nous dit que c’est l’option C sur la machine. Nous reprenons un ticket avec la bonne option, cette fois tout fonctionne comme sur des roulettes et l’affaire est pliée. Voici quelques vues de la ville, sur le chemin de la poste.

(C’est la caserne des pompiers)


Non loin de la poste se trouve un musée dont on nous a dit le plus grand bien : le musée Pinang Peranakan. Il s’agit de la maison d’un ancien capitaine et marchand d’opium Chinois réhabilitée en musée pour montrer le quotidien de l’époque. Nous allons voir ce que ça donne. Juste en arrivant, on nous propose de rejoindre vite fait une visite guidée qui a déjà commencé. Nous espérons ne pas avoir loupé trop d’étapes et nous greffons au groupe.

Pour l’histoire, quand les Chinois ont migré en Malaisie, ils ont créé cette communauté, aussi appelée Babas (hommes) et Nyonyas (femmes). Tout en gardant une base culturelle chinoise, ils se sont adaptés au mode de vie malais et plus tard à la colonisation britannique. La maison date de la fin du XIXe siècle et a appartenu au capitaine Cina Chung Keng Kwee. Il s’est enrichi avec le commerce de l’opium et a accumulé une belle collection d’objets d’art. Aussi il a même pu construire son propre temple pour ses ancêtres.

(De la porcelaine pour toute occasion, naissance, anniversaire, décès…)

(Le must de la richesse, avoir sa propre pharmacie)

(Le divan à opium)


La visite est très intéressante. Nous pouvons vraiment apprécier le luxe du train de vie de cette famille chinoise. En fait, on y a plus appris sur la culture chinoise qu’en Chine-même. En même temps, là le guide est gratuit. Nous apprenons par exemple que la chauve-souris est un symbole de chance et de bonne fortune. Aussi, que les marches des maisons ou des pas de porte sont plus ou moins grandes en fonction de la richesse. En enjambant les pas de porte, ça oblige le visiteur à baisser la tête devant le maître des lieux, en signe de respect. De même pour entrer et sortir des temples bouddhistes. Enfin, s’il y a des chaises dans les temples, ça n’est pas pour la famille mais pour les ancêtres qui se réveillent la nuit et peuvent ainsi prendre place.


L’anecdote la plus drôle reste autour de la vie conjugale. Le capitaine avait quatre femmes, chacune ayant sa propre maison. Lorsqu’il arrivait dans une maison, il avait un bon moyen de savoir si Madame était disposée ou non à le recevoir. Le lit conjugal est formé de deux lits simples. Selon l’humeur de Madame, ces lits étaient rapprochés ou non. Plus l’espace entre les deux lits était grand, plus l’épouse était fâchée. Plutôt que de discuter, le mari pouvait constater la mauvaise humeur et repartir fissa chez une autre de ses épouses. Au passage, le critère de beauté de l’époque était d’être forte, signe d’opulence. Quant à la rencontre entre les futurs époux, elle se faisait sur une chaise spéciale. Si le courant passait entre eux, ils se donnaient la main, sous l’œil bienveillant des chaperons.


Suite à cette visite, nous nous mettons en quête d’un restaurant. Nous faisons tout le tour de Little India avant de nous résoudre à tenter un des boui-boui devant l’hôtel, plus alléchants.


Nous continuons la visite de la ville en nous enfonçant un peu plus dans le quartier chinois. Nous passons devant des temples et l’un d’eux semble assez connu. Nous nous en approchons quand on nous dit que l’entrée est payante pour celui-ci. Nous avons atteint notre budget visite pour la journée, nous passons notre chemin.

D’autant que des temples chinois, nous en avons déjà vus pas mal. Nous profitons d’un jus de fruits frais en déambulant dans ces rues particulières. Le street-art est une autre qualité de ce quartier. On peut y observer plusieurs peintures cachées au fil des murs. Les objets interagissent avec la peinture.


Nous repartons vers l’hôtel où nous travaillons une petite heure. Nous ressortons en quête d’une meilleure connexion internet et nous installons chez un barrista qui crée des cafés 3D. En fait la mousse de lait est tellement compacte au-dessus qu’il s’amuse à faire des formes trop mignonnes. On a prié pour Pikachu et Totoro (on ne nous a pas laissé demander si nous voulions une forme particulière). Nous aurons un lion et un nounours. Pas déçus, nous sommes émerveillés de la prouesse.


Nous travaillons encore un peu avant d’aller manger et de nous promener un peu en ville. Enfin nous finirons par faire un gros dodo à l’hôtel.

Journal de séjour #108 – Arrivée à George Town

Journal de séjour #108 – Arrivée à George Town

Nous nous réveillons assez tôt pour nous préparer au départ. Même si tout est fermé, il y a une station de taxis juste en bas de l’hôtel. Nous en profitons pour aller jusqu’au port, avec la pluie nous ne nous sentons pas de marcher. Une fois au port, nous avons déjà nos tickets. Nous allons donc patienter dans un café où nous prenons un petit-déjeuner frugal.

Nous nous dirigeons vers le quai. Encore un peu d’attente, l’embarquement commence à 10h. Nous montons à bord, mettons un pull pour faire face à la climatisation et attendons le départ. La traversée se fait en 3h, nous dormons pendant une bonne partie, bercés par les vagues. Quand nous arrivons à George Town il fait beau. Nous espérons enfin pouvoir nous balader à notre guise.

Nous sortons sur le quai et marchons vers notre hôtel. Il est situé dans un quartier typique de la ville : Little India. Du coup Will se fait alpaguer par un vendeur qui lui parle en tamil. Il passe nickel dans le paysage. Je ne suis qu’une touriste de plus.

Nous savions que l’hôtel ne serait pas facile à trouver (merci les avis sur Internet). En approchant de l’adresse, nous redoublons de vigilance. Effectivement, il n’y a pas de grand panneau indicatif. Nous ne voyons qu’une laverie au nom de l’hôtel. Et il s’agit bien du guichet ! Bref nous entrons. Une dame qui ne parle pas anglais est là. Elle nous fait patienter pendant qu’elle appelle une autre dame. Celle-ci part de je ne sais où pour nous rejoindre. Nous en profitons pour regarder les cartes et prospectus mis à disposition. Pendant ce temps, un type anglais débarque et demande une chambre à notre compagne. Elle a beau lui dire qu’elle ne comprend pas l’anglais, le type continue de lui demander. Nous intervenons en disant qu’une autre personne doit arriver. Il a l’air un peu bizarre mais il attend aussi. Une jeune femme arrive en s’excusant et se met derrière le comptoir. Alors qu’elle allait pour nous installer, le type redemande une chambre. La jeune femme ne comprend pas, elle pensait arriver pour nous. Nous lui faisons signe qu’on attend, nous ne sommes pas pressés. Le monsieur cherche une chambre sans douche commune. Ça tombe bien, il n’y en a pas ici. Il repart aussi vite qu’il est venu.
Nous revenons à nos moutons et discutons bien avec elle. Elle nous montre ce qui est intéressant à voir, à faire, à savoir… encore que niveau restauration elle n’a pas l’air de manger dans le quartier. Elle ne propose rien de meilleur qu’un autre. Nous nous débrouillerons. Nous nous installons enfin. La chambre est petite mais ça ira très bien et effectivement il y a des cabines de douche avec toilettes communes à l’étage. Comment des toilettes dans les douches ? Très commun en Asie de l’est. En tout cas c’est propre. Nous nous reposons un peu dans la chambre et en soirée nous partons à l’assaut de Little India. Nous commencerons avec un bon restaurant indien. Puis nous nous baladons le long des rues où nous voyons des boutiques de bijoux et de saris, des étals de confiseries indiennes et un temple hindou. C’est super et nous avons hâte de nous promener de jour.

Journal de séjour #107 – Le wildlife park de Langkawi

Journal de séjour #107 – Le wildlife park de Langkawi

Au réveil nous essayons d’organiser notre voyage en Malaisie. D’abord nous cherchons où prendre le petit-déjeuner. Ça n’est pas simple, tout est fermé autour de nous. Il est quand même 9h. Nous trouvons un fastfood genre KFC ouvert. Les formules petit-déjeuner sont simples mais nous nous en contenterons. Nous demandons pour les commerces, apparemment ils n’ouvrent pas avant 10h30-11h. Nous repartons à l’hôtel pour travailler.

Après avoir fait le tour des destinations possibles, nous décidons de ne faire que la partie ouest. L’est semble être composé de plages pour l’essentiel. Nous décidons de mettre plutôt le cap sur Singapour par l’ouest. Nous n’avons plus qu’à savoir comment rejoindre notre prochaine destination : George Town. En face du fastfood nous avons vu un bureau pour les ferries. Nous commençons par là. Malheureusement pour acheter un billet il faut aller jusqu’au port. Nous partons à pied, ça n’est pas si loin.
Après cette petite marche nous allons vers les guichets de vente. Chacun s’occupe d’une destination. Il est bon de savoir que George Town se trouve sur l’île de Penang, destination annoncée. Autrement nous serions toujours là-bas à chercher la ville. Ça se fait en 3h nous dit-on. Parfait, nous réservons pour le lendemain.
Nous avons enfin le champ libre pour visiter Langkawi. Le temps n’est pas fabuleux, nous jetons notre dévolu sur un petit parc zoologique à tendance ornithologique. Nous prenons le premier taxi de la file. Le chauffeur est très sympa et nous discutons de tout et de rien. Nous prenons quelques informations sur le pays.

Arrivés au parc, nous sommes de suite pris en charge pour aller au guichet. Outre le billet d’entrée, il est possible d’acheter des sachets de nourriture pour les animaux. Nous n’en prendrons qu’un. Première photo souvenir, on nous installe sur un banc, quelques perruches et perroquets derrière nous et nous tenons à la main : Will un bel ara et moi une jolie perruche verte. On aura la photo développée à la fin du parcours.
En entrant, le stand des sachets de nourriture nous attend. Nous donnons le ticket reçu à l’entrée et la dame nous tend un assez gros sachet. Nous découvrons à l’intérieur plusieurs petits sachets de contenances différentes. Il y a des coupes de légumes, des cacahuètes et des graines à base de poisson. On nous explique qu’à chaque enclos on nous dira si on peut nourrir les animaux et avec quoi. C’est super bien fait, on peut vraiment nourrir plusieurs types d’oiseaux et directement à la main. Chaque écriteau explique bien ce que mange chacun, visuel à l’appui donc pas de barrière de la langue. Un soigneur se trouve quasiment dans chaque allée pour s’assurer que tout se passe bien et que les visiteurs ne font pas n’importe quoi.

Nous commençons avec des aras, puis des flamants roses, des émeus… Nous sentons que les animaux ont l’habitude, ils s’approchent quand ils veulent une friandise. Et aucun coup de bec ! Ils sont assez doux et ne nous pincent pas les doigts.

Outre les oiseaux, nous voyons quelques mammifères. Des suricates, des ratons-laveurs, des loutres… Will devient dingue quand il voit que ces dernières suivent ses mouvements. Il s’improvise dresseur et les fait courir d’un coin à l’autre de leur enclos. Il les a vraiment hypnotisées. Nous reviendrons de ce côté un peu plus tard, apparemment on peut tenir un raton dans nos bras à 15h.


De façon générale, les animaux sont en cages, plus ou moins grandes selon les espèces. D’un autre côté, ils ne montrent que des petits animaux. Des informations sur les différentes espèces permettent d’en savoir plus sur chacune. Les oiseaux ont un peu plus de liberté. Il y a des aires de visite et ils peuvent alors voler librement dans l’aire qui leur est allouée.


C’est ce qu’il se passe dans la seconde aire de visite qui est une grande volière où les volatiles sont libres d’aller et venir. Une plus petite volière y est incluse pour retenir des oiseaux de plus petit gabarit comme des microperruches. On nous y donne des graines pour qu’elles viennent manger dans nos mains. C’est trop mignon. On nous reprend en photo aussi. M’en moque, il n’y a aucune obligation d’achat. Nous voyons également une espèce de croisement entre un cervidé et une souris : c’est tout petit avec une bonne tête.


Nous continuons à déambuler jusqu’à une bijouterie. Elle est plantée au beau milieu du parcours et nous sommes obligés de la traverser. Avant de sortir tout à fait, nous repartons en arrière pour voir le raton-laveur. Il y en a un tout blanc dans sa cage. Apparemment ça n’est pas un cas d’albinisme mais bien une espèce à part entière. Le soigneur nous en ramène un “classique”, gris avec bandeau noir. Il nous le place dans nos bras un à un. Il a l’air posé et profite des câlins. C’est assez doux mais pas autant qu’un chat, le poil reste un peu “sauvage”. Nous ne le gardons pas trop longtemps, ne serait-ce que sinon il commence à avoir la bougeotte. Nous préférons le laisser tranquille.

Nous repartons dans le bon sens et traversons complètement la bijouterie. La troisième aire est à l’air libre. Ce sont des animaux plus gros qui ont besoin d’espace comme des autruches ou encore un troupeau de biches. Ça tombe bien, nous arrivons pile à l’heure pour les nourrir. C’est différent de notre petit sachet de graines, on nous tend des petites bassines de légumes et graminées. Malgré la petite pluie, nous allons dans l’enclos avec le soigneur et nous les voyons limite charger pour leur repas. Heureusement, elles se bousculent entre elles mais nous ne sommes pas piétinés. Ça nous a bien fait rire.

Restent un enclos de petits lapins trop choupis et une cage pour un couple de singes. Les soigneurs nous ont à la bonne, ils nous donnent des quartiers de pomme à donner aux singes. Will redevient fou et commence à leur parler.

Nous repartons vers la dernière partie : les rapaces. Ceux-là sont en cage mais pas tous. Ils en sortent certains peut-être à destination de photos avec les touristes. Ces aigles pêcheurs sont la mascotte de Langkawi. Nous sommes restés jusqu’à les voir se nourrir. Ils en font un petit show ce qui leur permet de voler et de se mettre en condition de chasse. Ça n’est pas long et tant mieux, nous n’aimons pas le côté bêtes de foire.

Nous finissons avec les fameuses photos, hors de prix évidemment. Nous repartirons bredouilles, encore que les souvenirs restent. Il est plus de 16h quand nous sortons. Comme il pleut averse, nous en profitons pour manger au restaurant indien voisin. Un régal, Will se croit à la maison.

En revanche, il pleut toujours à la sortie et aucun taxi à l’horizon. On nous dit qu’il faut en commander un au guichet. Nous donnons l’adresse de l’hôtel et la dame appelle. Le prix donné est un peu plus cher qu’à l’aller, nous allons pour protester quand elle nous explique que c’est parce qu’on le fait venir depuis la ville. Il est vrai que nous avions pris le nôtre directement au port. De toute façon nous n’avons pas trop le choix et acceptons. En plus nous devons régler la course auprès d’elle… M’est avis qu’elle s’est pris une petite commission sur notre dos la dame. Bref, on s’en fout, nous attendons sagement notre taxi. Après un bon moment il apparaît enfin, à peine un bonjour qu’il part chercher sa prime au guichet. Le voyage du retour se fait dans le calme. Mais nous arrivons à bon port donc nous n’avons pas à nous plaindre. Nous passerons la soirée à l’hôtel.

Journal de séjour #106 – Frontière maritime à Langkawi

Journal de séjour #106 – Frontière maritime à Langkawi

Nous n’aurons pas beaucoup profité de Koh Lanta. Il aurait fallu y arriver beaucoup plus tôt pour avoir le peu de monde de la basse saison et le beau temps. Tant pis, une prochaine fois peut-être. Nous nous levons tôt. Il fait encore gris, verrons-nous le soleil avant de partir ? Nous attendons notre van avec la gérante. Nous lui faisons entendre les croassements de la nuit dernière et elle confirme que ce sont des sortes de grenouilles. J’interprète cela comme de gros crapauds. Le van tarde à venir, la gérante demande alors à un de ses employés de prendre le tuck-tuck et de nous amener à la gare routière. Merci encore et au revoir !

Nous arrivons vite à la gare et attendons notre van qui finit sa tournée des hôtels. Il ne reste plus que des places au fond ce qui n’est pas l’idéal. On ne peut pas s’allonger, on touche presque le plafond et j’ai une jambe surélevée à cause de la roue. Nous n’avons que 2h jusqu’à la prochaine ville. Là nous changeons de van. Sur la route, nous pouvons voir combien la pluie peut être forte dans ces régions.

Le soleil est revenu entre-temps, ça fait plaisir. Nous descendons toute la côte jusqu’à Satun dernière ville thaïe avant la frontière. Nous changeons à nouveau pour un tuck-tuck. Il nous amène au port qui est accessoirement perdu en pleine jungle. Enfin nous terminons avec un bateau rapide vers l’île de Langkawi, une île malaise. Ça implique donc des procédures douanières. La sortie du pays se fait dans ce port-ci. Il suffit de remplir le formulaire de sortie du territoire et d’avoir le tampon sur le passeport. Facile. Pour nous faire sortir, ils sont les premiers à la douane. On verra pour rentrer.

Nous attendons un peu et embarquons. En une heure nous atteignons Langkawi. L’île a l’air très grande, d’autant qu’elle est surmontée de deux montagnes. Le port nous tend les bras et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est moderne l’endroit. Nous pensions retrouver un petit port genre Koh Phangan ou Koh Lanta mais c’est un vrai port de plaisance qui s’est construit.


Dans le bâtiment nous faisons la queue pour l’immigration. Will passe le premier mais il ne devrait pas y avoir de soucis. De nombreux Indiens s’y sont installés. Effectivement je le vois même rire avec la dame. À mon tour ! Vérification normale, petit relevé biométrique des empreintes digitales et roulez jeunesse ! Cool, c’est tout simple. Nous passons juste au niveau des bagages qui sont fouillés généralement. Vu nos sacs, la dame nous demande simplement ce qu’il y a dedans et nous dit ce dont nous n’avons pas le droit. Pour la nourriture nous n’avons que des biscuits, donc pas de problèmes. Elle nous demande si nous avons des couteaux ou des armes. Alors le couteau-suisse ça passe mais les laguiole et opinel sont considérés comme des armes. Nous ne devrons donc jamais les sortir du sac de voyage pendant notre séjour et en aucun cas nous ne devrons les avoir sur nous pendant nos balades. Ça ne change rien pour nous mais c’est bon à savoir. Enfin nous sommes autorisés à fouler le sol malais.

Premier arrêt : le bureau de change. Impossible de prendre un taxi si nous n’avons pas quelques ringgits sur nous. Le bâtiment est composé de pleins de boutiques et restaurants au point que le bureau de change disparaît presque. Mais aucun souci, ça se fait vite. On en profite pour demander à la dame le prix d’une course en taxi selon elle. L’hôtel n’étant pas loin, on se doute que ça ne doit pas être excessif. Quand un chauffeur nous aborde, nous donnons l’adresse et demandons le prix. Assez proche de ce que nous a dit notre informatrice mais quand même plus. Nous baissons le tarif de 15 à 10 ringgits (divisez par 5 pour la version euro). Adieu les tuck-tuck, nous revenons à une voiture classique. J’en suis presque déçue.
La ville aussi est plus moderne que ce dont nous nous sommes habitués. Fait étrange, il y a des dutyfree de partout. Bref à l’adresse de l’hôtel, le nom est placardé en gros sur le bâtiment mais nous ne voyons qu’une grande surface. En faisant le tour nous voyons une petite porte vitrée annonçant l’hôtel. Petite surprise, en plus du prix annoncé par Booking, une sorte de taxe de séjour doit être payée. C’est juste 1 ringgit par nuit mais c’est bon à savoir pour la suite. La taxe varie en fonction du type d’établissement si j’ai bien compris. Plus c’est luxueux, plus le prix monte. Enfin nous nous installons. La chambre est classique, nous avons juste à rassembler les lits jumeaux et c’est parfait.

Nous prenons le temps de flâner dans la rue pour trouver un restaurant. Nous nous faisons plaisir en choisissant une adresse à hamburgers. Enfin, nous avons droit à un vrai steak. La viande ressemble à du bœuf et elle en a le goût. Bref pas du tout malaise la cuisine pour le coup. Nous nous rattraperons.


Un petit tour au duty free et nous continuons de nous faire plaisir avec des M&M’s. Ça faisait tellement longtemps ! On profite de la promotion “1 casque audio offert pour 3 paquets achetés”. Nous rentrons nous reposer de cette dure odyssée.

Bilan pratique de la Thaïlande

Bilan pratique de la Thaïlande

La Thaïlande est un très beau pays mais elle n’a pas provoqué d’émotion intense. C’est sans doute un pays à visiter mais le tourisme y est tellement développé que nous n’avons pas ressenti une affinité totale.

Durée du séjour : 25 jours, 5h de décalage horaire, 6h en bus entre Battambang et Bangkok, +2h de douane. Pas besoin de visa pour les passeports français pour une durée inférieure à 30 jours.

Météo : chaud, plutôt beau. Sur la période mi-juillet à mi-août, le temps est encore au beau fixe dans la partie nord du pays. Dans le sud c’est plus incertain. Il peut y avoir des orages mais ça n’est pas une généralité.

Localement : C’est la période de vacances. Apparemment, ça peut poser problème pour réserver les transports mais ça peut tout autant être l’argument de vente des agences de tourisme. Dans la hâte, on ne réfléchit pas et on achète ce qui vient. Bref, dans le sud il y a la full moon party sur les îles et notamment Ko Phangan. Beaucoup de touristes à ce moment-là donc attention aux logements. Mi-août c’est la fête des mères, accessoirement le jour de la reine (mère de la patrie), ce qui promet un long week-end pour les locaux. On n’a pas vu la différence, la plupart des locaux utilisent leur voiture pour se déplacer.

Calcul du budget : Peu évident car nous sommes tombés dans une arnaque touristique. Nous avions prévu 745€ maximum mais c’est peut-être un peu juste. Si on veut vraiment profiter des activités touristiques, il faut voir un peu plus haut. Avec le tourisme, le niveau de vie a aussi augmenté. Nous avons quand même réussi à économiser en restant autour du budget minimal. À nous deux nous en sommes à 1346€ soit une microéconomie de 145€. Si nous avions fait les mêmes activités sans passer par l’agence, nous aurions économisé autour de 70-80€. Ça a l’air de rien comme ça mais c’est le budget pour un peu plus d’une journée selon les pays (hébergement et nourriture, voir une activité en plus).

Hébergement : Nous avons travaillé avec Booking pour le sud du pays et ça fonctionne bien. Si vous passez par une agence, dans l’ensemble on tombe bien aussi. Dans le nord de la Thaïlande l’agence avait réservé dans de jolis bungalow et maison d’hôtes. Le dernier hôtel était, disons, correct. Attention pendant les pics même en basse saison du type fullmoon party, les logements partent très vite !

Repas : Oui, la cuisine thaïe est excellente ! Le pad thaï se trouve à tous les accompagnements. Pour le reste c’est très influencé par la cuisine khmère. En tout cas on se régale facilement.
Nos recommandations : Pad thaï, curry vert, mango sticky rice, thaï tea…

Transports : Peut devenir cher car les gares routières, les ferrys et les centre-ville sont tous éloignés les uns des autres.
En ville : Le tuck-tuck reste le moyen de transport indétrônable ! Et ne croyez pas ceux qui vous disent qu’il y a des tuck-tuck gouvernementaux. Ce sont tous les mêmes et comme partout il faut marchander (sauf s’ils présentent une plaquette de prix fixes). Dans la capitale, ils peuvent vous emmener dans des lieux que vous n’avez pas demandés. Ce sont généralement des boutiques, théoriquement il n’y a pas d’obligation d’achat. Les boutiques leur paient l’essence en fait.
A travers le pays : Le bus, le bateau, le train. Le train de nuit est plutôt confortable et sécurisé (il y a des caméras de surveillance). Attention à la 3e classe en train qui n’est que rangées de bancs en bois. Les bus est très confortable et généralement les places ont des numéros attribués. Dans le bateau, il faut prévoir le pull à cause de la climatisation.

Visiter : La culture est au nord du pays. On y trouve les anciennes capitales du Siam et donc les temples et musées. La nature se divise entre la jungle au nord et la plage au sud. Donc au sud c’est farniente, îles et activités nautiques. Le tourisme étant développé, les visites et activités ne sont pas toujours données. Pour les petits budgets, des choix seront à faire.
A Bangkok, des rabatteurs peuvent s’approcher de vous l’air de rien pour discuter. Très sympas ils vont vous donner des idées d’activités dans la ville et au passage vous trouver un tuck-tuck pour pas cher… On se retrouve à l’agence touristique sans savoir comment dire non. Vous les reconnaîtrez, ils insistent beaucoup pour que vous voyiez le marché flottant ou tel temple, etc. Vous ne craignez rien mais la note va être salée.
Notamment à Chiang Mai, beaucoup de bureaux proposent aussi de voir des éléphants et de caresser des tigres. Ces animaux sont maltraités et/ou drogués, nous vous incitons à les éviter malgré les messages disant le contraire.

La Thaïlande n’est plus aussi donnée qu’à une époque mais ça reste une très belle destination. Les temples y sont sublimes et la nature est encore bien présente. Il faut juste faire attention aux attrape-touriste. Ne serait-ce que pour la cuisine et les temples, c’est un incontournable.

La Thaïlande en vrac et en tourisme

La Thaïlande en vrac et en tourisme

La Thaïlande est devenue un pays très touristique. Nous avons senti une très grande différence par rapport au Cambodge et même par rapport au Vietnam qui tient une haute place dans ce domaine. Autant au Vietnam, tout est fait pour faciliter la vie des touristes, autant en Thaïlande tout est fait pour en développer l’économie. Quelque part, cela a permis de développer une identité propre par rapport aux autres pays d’Asie. Voici ce que nous retiendrons de plus ou moins différent.

Très avenants. Les Thaïs sont connus pour être très gentils, souriants… et c’est généralement vrai. Nous avons toujours été très bien accueillis et dès que nous avions besoin d’aide nous pouvions en trouver facilement.

Bonne chance. Il faut le voir comme quelque chose de positif : on vous souhaite toujours bonne chance au moment des au-revoir. Les plus superstitieux peuvent y voir un risque dans la destination suivante. Il s’agit juste de l’usage.

Arnaques. Pour autant certains sourires peuvent cacher une intention commerciale. Je n’ai pas dit malhonnête mais commerciale. Le tourisme s’est énormément développé, il est normal qu’une économie plus ou moins parallèle suive. Au final il vaut mieux avoir à faire avec une petite arnaque que de se faire braquer. Il faut donc juste se méfier des propositions spontanées de la part des locaux et toujours comparer avec vos propres moyens.

Écarts entre ferry, gare routière et centre-ville. Le point négatif quand on voyage en Thaïlande est la distance entre les différents terminaux de transport. Le port, le centre-ville, la gare ferroviaire et la gare routière d’une même ville peuvent être espacés de plusieurs dizaines de kilomètres. Ça implique forcément de payer la navette ou un tuck-tuck quelle que soit notre destination. Peut-être que ça n’a pas été pensé lors du développement du pays mais aujourd’hui beaucoup doivent s’en frotter les mains.

Bus customisés. C’est une particularité sympa, assez inattendue. Les bus longue distance sont à étage et très colorés. Selon l’envie du moment, ils sont customisés en fonction d’un univers. Super-héros, film, musique, toute inspiration est bonne à prendre.

Train de nuit en kit. C’est un modèle que nous n’avions jamais vu auparavant. Comptez des « compartiments » pour 4 personnes, les couchettes sont cachées au départ. Les sièges se font face, ils sont dépliés par un employé avant la nuit et les dernières couchettes sont dépliées juste au-dessus. Le service de restauration est aussi bien géré. Outre les personnes qui vendent des sucreries et entrent et sortent à chaque gare, une personne passe pour prendre commande des menus (pour ceux qui veulent) et rajoute même une table escamotable. Nous n’étions même pas en 1e classe mais c’est très confortable.

Les tuck-tuck se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous y avons vu et testé le plus grand nombre de tuck-tuck différents. Dans les autres pays d’Asie de l’est, nous avons trouvé un modèle unique par pays. En Thaïlande il y a un modèle par ville (ou par région peut-être). À Bangkok ce sont des modèles individuels avec un filet plus sécurisant, ailleurs ce sera presque une camionnette et fera office de bus.

Tensions dans le sud-est. Ce qui nous a valu de traverser la frontière par voie maritime et au sud-ouest. Il existe des tensions dans les régions du sud-est de la Thaïlande. Un problème politico-religieux qui s’éternise a donné lieu à de nombreux attentats dans les différentes villes concernées. Traverser la frontière malaise par voie terrestre est tout à fait faisable à ce qu’il semble. Mais pour les plus craintifs, depuis Krabi il est possible de rejoindre en bus Satun (sud-ouest) puis de prendre le bateau jusqu’à Langkawi, une île malaise très proche. Un ferry peut même partir depuis Ko Lanta et cie. mais ça n’était pas la bonne saison pour nous.

Culture au nord, fête au sud. Ce pays tout en longueur peut grossièrement être divisé en deux selon les activités qui vous intéressent. La partie nord de la Thaïlande aura une dimension plus culturelle avec les capitales, anciennes ou actuelle, les temples, les musées… Au sud, nous retrouverons plus volontiers la détente avec les plages, les îles et les fêtes. Pour la nature c’est pareil : au nord la jungle, au sud la mer.

Honneur à Bouddha. La religion est prise très au sérieux par rapport aux autres pays visités. Dès notre entrée dans la capitale, un panneau publicitaire rappelait que Bouddha n’est pas une décoration, ni même un tatouage. Il doit être respecté et son image ne doit pas être l’objet d’un blasphème. D’ailleurs, même si on en trouve un peu partout à la vente, le service postal demande à l’envoi d’un colis s’il y a une image ou une statuette de Bouddha. Heureusement pour nous, ils n’ont pas détecté la petite statuette achetée au Cambodge pour décorer le bocal du poisson rouge… Non, on n’a pas fraudé, avec tout ce qu’il fallait envoyer nous avions simplement oublié ce détail. En ce jour, on peut dire que le colis est arrivé sain et sauf à la maison (c’était vraiment une toute petite statuette).

Ladyboys. Ça n’est pas une légende, il y a beaucoup de travestis en Thaïlande. Ça peut aller jusqu’à une reconversion chirurgicale. Pour notre part nous en avons rencontré surtout un(e) qui travaillait dans un hôtel. Adorable, il/elle avait une voix très douce. Pour d’autres peut-être en avons-nous rencontré/es mais alors l’effet nous a bluffés.

La gastronomie thaïe au sud

La gastronomie thaïe au sud

Peu de changement dans les îles en fait. Nous n’avons pas testé de poissons ou de crustacés en y repensant. Mais nous avons entrecoupé de quelques pauses plus occidentales. C’est un peu comme à Siem Reap, sur les îles ou la côte il est facile de trouver des plats américanisés.

Les spécialités : Nous les connaissons bien, Will reste sur le curry vert, son chouchou dans les plats salés.

Encore un pad thaï mais cuisiné avec amour donc c’est encore meilleur. Ben oui avec amour, c’est « Chez Tatie » et la dame nous a accueillis comme à la maison alors… Elle avait même proposé à Will de prendre une douche tellement il avait chaud.

Le poulet/noix de cajou, un autre classique dont on a peu parlé, à tort. C’est excellent !

Encore des petites spécialités chinoises…

Les occidentales : Soupes de champignons, cordons bleus ou hamburgers maison, ils se sont bien renseignés les cuistots.

Fast-food : un KFC en passant.

Petit-déjeuner : Là encore, c’est très occidentalisé. Toasts, pancakes, gaufres…

La soupe coco/banane remet quand même l’Asie au goût du jour.

Les desserts : Le grand classique reste les fruits, seuls ou en salade.

Les glaces sont plus ou moins artisanales.

Par contre, le pain perdu, ce n’est pas encore ça.

On retrouve même des cheesecakes, c’est dire.

En supérette : Les boissons sont toujours bien fruitées et rafraîchissantes, nous avons retenté les galettes de riz addictives mais en commerce ça ne rend pas aussi bien qu’au marché, les chips en frites c’est plutôt sympa.

Les boissons : Un classique asiatique quand même reste les thés glacés avec des boules de sirop ou de tapioca.

Ou le thé, tout court. Encore qu’on peut le trouver avec des espèces de filaments « médicinaux » genre aux herbes ou je ne sais quoi. Will aime, moi pas (c’est tout gluant).

Enfin, on a souvent vu sur la carte des macchiatos (classique)…

… ou des laits chauds parfumés ! Celui à la noisette est trop bon !