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Mois : juillet 2017

Des plats savoureux de Luoyang à Shanghai

Des plats savoureux de Luoyang à Shanghai

Nous continuons notre listing de plats testés en Chine avec la seconde partie de notre périple. Nous nous trouvons plus au centre du pays et voyageons de Luoyang jusqu’à Shanghai. Deux destinations, deux fois plus de plaisirs pour les papilles (?)

Cheveux d’ange : Ces sont des filaments de miel très fins qui s’entremêlent en un petit gâteau avec l’effet cheveux d’ange. A l’intérieur, on y trouve des cacahuètes. Ça devient pâteux dans la bouche mais nous avons adoré. Faites attention, ça colle aux dents !

Fondue chinoise : Dans l’idée, un bouillon est préparé en cuisine et vous commandez ce que vous souhaitez y mettre. Nous avons eu des petits champignons, des racines de lotus, des nouilles et pleins de petits légumes. Le tout accompagné de brochettes, c’est démentiel !

Madeleines : Ces petits gâteaux sont l’équivalent des madeleines. Idéal pour un petit-déjeuner sur le pouce.

Nouilles et saucisse au temple : Achetés au temple Shaolin, ces mets sont passables niveau goût. Un peu secs à force de cuisson, c’était vraiment pour nous sustenter. Les saucisses sont particulièrement sucrées (dégueulasses).

Jus de pomme : Assez chimique, ne serait-ce que par la couleur. C’est gazéifié.

KFC : Nous ne l’avions pas encore testé celui-là. Mon hamburger présente un mélange poulet/crevette (intéressant) et Will en a pris un avec un filet de poulet.

Petit-déjeuner chinois : Typique de Luoyang, cette soupe de bœuf est un régal. Pensez à rajouter les espèces de tagliatelles servies à part.

Brioche : Petites brioches industrielles, c’est assez copieux (merci Amélie).

Nouilles instantanées : Toute personne prenant le train est amenée à emporter avec elle ce plat déshydraté. De l’eau chaude est mise à disposition dans tous les wagons.

Starbucks Coffee : Un classique pour les « pauvres » européens paumés. Pour grignoter ou se désaltérer, ou encore pour patienter, c’est l’idéal.

Viande panée et bœuf aux petits oignons : La viande panée nageait dans l’huile, à prendre avec modération donc. Le bœuf est excellent en revanche.

Autres plats en boui-boui : Beaucoup de plats différents peuvent être commandés. Nous avons jeté notre dévolu sur des galettes de maïs (très bonnes mais huileuses), un canard pané (savoureux mais un peu maigre en viande), des boulettes de viande, dites boulettes de lion (assez grasses).

Brunch européen : On trouve toutes les cuisines à Shanghai. Donc une petite pause dans les plats asiatiques est bienvenue. Petit velouté de potiron, œufs, croissant, yaourt, céréales et jambon fumé (oh oui tu m’as manqué toi).

Taco Bell : L’occasion fait le larron, nous n’avions jamais vu cette enseigne américaine auparavant. C’est pas mal, surtout les quesadillas. Les boissons ne sont pas terribles par contre. Tout ce que vous voyez appartient au même menu, idéal à partager.

Boulangerie chinoise : Nous avons vu cette boutique proche de notre hôtel. Pour le pain c’est pas encore ça. Un toast sucré et une brioche pour le petit-déjeuner, ça rend plutôt bien. En revanche, à choisir pour les boissons, prenez un jus de fruit ou un yaourt à boire car les cafés et chocolats sont dégueulasses.

Panures en snack : Beaucoup font la queue pour obtenir une de ces galettes fourrées ou du poulet pané aux épices. On les comprend, c’est super bon.

Jus de fruits : Rien de tel pour se rafraîchir, ici nous avons pris passion et ananas.

Ichido café : Meilleur que Starbucks sur plusieurs points. Les boissons et les pâtisseries sont du même acabit. Toutefois, les prix sont moins chers et le wifi est accessible facilement. Nous aurions dû découvrir cet endroit plus tôt. Malheureusement j’ai l’impression qu’ils ne courent pas les rues.

Grignotages en règle : Il fait tellement chaud que pour avoir un peu de chocolat, il faut en prendre entre deux biscuits. Les graines de tournesol ne sont pas salées. Elles ont un espèce d’arrière-goût sucré qui ne nous a pas plu. Le petit fruit rouge n’est pas du lychee mais une sorte de petite prune séchée (nous n’avons pas aimé). La mangue séchée est toujours un régal. Les corn sticks ou bâtonnets de maïs sont très bons également.

Les dumplings : Ce sont les raviolis chinois. Une pâte de riz fourrée de toutes sortes de garnitures, grillée d’un côté pendant que l’autre est cuite à la vapeur. C’est super bon ! La petite soupe au bœuf accompagne bien. Enfin ce n’est pas une bière mais une canette de thé, pas trop mal.

Glace MacDonald’s : Nous avons testé celle à l’ananas, c’est super bon.

Burger King : Menu italien, juste de nom. La sauce des frites est une bolognaise et les hamburgers sont classiques : steak, fromage, bacon et quelques feuilles de salade. Ce n’est pas le meilleur jusque-là.

 

Gourmandises chinoises et nordistes

Gourmandises chinoises et nordistes

La Chine étant un immense pays, imaginez combien la gastronomie peut être variée ! Pourtant avec notre petit budget, nous n’y avons pas fait complètement honneur. Par exemple, dans les gourmandises incontournables de Pékin, nous n’avons pas goûté au classique canard laqué. En revanche, c’est le terrain de jeu idéal pour les passionnés de restauration rapide. Nous commençons donc par ce premier article avec les mets testés pour vous (bon d’accord surtout pour nous) dans la partie nord du pays avec Pékin et Xi’an (à partir de Starbucks).

Dico’s : Le fast-food chinois, un équivalent de MacDonald’s mais plus local. Ainsi nous retrouvons de l’ananas avec du poulet pané ou des crevettes entre deux galettes de riz. Surprenant mais pas du meilleur effet gustatif. Soit dit en passant, les portions asiatiques sont plus petites que les européennes.

Brochette de fruits caramélisés : Parmi les surprises des petits boui-boui, ce dessert est le bienvenu. On peut choisir celles exclusivement à la jujube mais le mieux reste encore le panaché exotique.

Un jus de fruit fumant : On ne sait pas ce qui a été rajouté pour l’effet. Du bicarbonate sans doute. Plus fun que bon.

Le petit-déjeuner français : Servi dans une auberge de jeunesse. En tout point comme chez nous, la salade de fruits exotiques en plus peut-être. Oui, les croissants viennent sans doute d’un supermarché.

Jus de poire : Acheté en supermarché, plutôt agréable mais à boire frais.

Poêlée chinoise : Voilà un plat un peu plus classique et disons accessible pour la cuisine du quotidien. Du riz, des œufs brouillés aux tomates, une petite laitue poêlée, des champignons et haricots dans leur sauce pimentée. Très bon et nourrissant.

Soupes chinoises : Avec du bœuf ou du canard, la base est souvent la même, un mélange de nouilles et de haricots mungo. C’est pas mal mais nous n’avons pas l’habitude de manger le gras quand on commande de la viande. C’est rarement la chair qui est servie.

Limonade : En fait il existe plusieurs variétés de cette boisson. Ici c’est citron et c’est très rafraîchissant.

Les petits-déjeuners MacDonald’s : Plus variés qu’en France il me semble, ça va du wrap avec des œufs brouillés au classique œufs/bacon (idéal pour faire un burger en kit).

Limonade : Autre marque possible. Will adore le citron alors…

Chichi : Ça n’est pas vraiment la spécialité du coin mais dans une rue parallèle à la Cité Interdite il y avait plein de petites boutiques qui en proposaient. Et on avait faim alors… Très sec en revanche, mais consistant.

Jus ??? : Quand je vous disais qu’il y avait d’autres parfums ! Celui-là a été un casse-tête gustatif. Le goût ne nous est pas inconnu mais impossible de le remettre en version liquide. Les ingrédients sont écrits en chinois en plus. Après avoir demandé à notre hôtesse, nous avons confirmé notre hypothèse. C’est du cheesecake !

Chips au miel : Et au lait ? Ça donne un goût sucré et doux qui m’a bien plu.

Gâteaux secs aux noisettes : Petit snack sympa, facile à emporter.

Glace à la mangue : Avec la chaleur pékinoise, ce genre de gourmandise fait beaucoup de bien. Il faut en profiter, tous les fruits exotiques sont présents ou presque.

Poulet kung pao : Un petit classique chinois, la sauce en est épicée. C’est très savoureux et très bon, surtout avec les cacahuètes qui vont avec.

Petits pains : Idéaux au petit-déjeuner, ces petits pains vapeur fourrés à la viande sont un régal. Un peu secs en revanche, pour ceux que ça gêne il faut ajouter une sauce.

Thé vert au jasmin : Frais, c’est un régal contre le soleil.

Curry de bœuf et nouilles épicées : Le premier est très bon, toujours du gras pour la viande par contre. Les nouilles sont bonnes aussi mais je ne savais pas que c’était si pimenté quand je les ai commandées >< et la viande qui flotte au-dessus n’est pas terrible.

Thé glacé à la rose : Techniquement ce sont des boutons de roses au fond il nous semble. Très bon en tout cas, Will a pris ça à la gare.

Starbucks Coffee : Parmi les nouveautés pour nous, il y a eut le latté noisettes (celui avec un cœur) et le muffin était chaud, ce qui n’était pas mal. D’ailleurs je ne suis pas sure que cette recette aux graines diverses existe en France (?) Le roulé est à la noisette.

Soupes de nouilles et raviolis : La soupe de nouilles est un classique qui n’est plus à présenter. Celle aux raviolis en revanche… On ne s’y attendait pas et c’est très bon.

Crackers de blé : Pour grignoter en voyage, ces petites galettes sucrées sont efficaces. Elles nous ont tenus un moment. Ça ressemble à des Smacks en galette.

Les desserts MacDonald’s : Nous fêtons le retour de la « pie » de McDo. Ici c’est plutôt à l’ananas. On retrouve notre petit cornet vanille et pour le McFlurry c’est un coulis de fruit qui vous attend. La »pie » existe aussi au taro, reconnaissable à sa couleur violette. Il s’agirait d’un mélange patate douce et gluten de riz. C’est très sucré et super bon.

Mr. Lee : C’est un fast-food mais avec des plats chinois. Ça commence avec une boisson aux pois, super bonne, et une sorte de lassi à la rose. Quant aux plats, ça va de la soupe de nouilles (c’est hyper populaire dans le nord du pays, mais pas que) au poulet pané, riz au poulet… La deuxième fois on a même eu droit à des gâteaux de riz gluants gratuits. Bon d’accord c’était dû à une fête nationale mais c’est sympa quand même.

Grignotage en folie : On a donc un jus de lychee et un jus de banane, une gelée de lychee (un peu gluant mais appétissant), des Tucs aux algues (c’est très bizarre mais on s’y fait bien) et des Oréo gâteau d’anniversaire (et pourquoi pas, c’est pas mal).

Gruau de maïs et beignet de rillettes : Ça se trouve au petit-déjeuner et c’est pas mal. Les petits pains frits par contre sont trop concentrés en huile.

Barbecue coréen : Petit écart mais on pensait qu’il y aurait de la fondue. Ça reste juste excellent ! La bière exotique est un peu étrange mais pas mal.

Les douceurs du marché musulman : Tellement à goûter, je pense que nous avons quand même bien fait le tour. A savoir dans l’ordre : la brochette de poulpe est épicée, le fruit de jacquier est très bon, la galette aux graines de tournesol remplit bien l’estomac, le gâteau de riz/semoule n’est pas ce qui nous a le plus ravis. Le second jour c’était plutôt banane panée (très bon), glace fumante (marrant) et jus de grenade (succulent).

Share juice : Cette enseigne est géniale pour ce qui est de prendre un petit dessert glacé que ce soit une glace, un smoothie ou un jus de fruits. On a essayé pas mal de recettes et c’est devenu notre glacier à Xi’an.

(Jus de mangue)

(Jus de pamplemousse)

(Thé au pamplemousse et mangue avec sa petite glace)

Gourmandises sucrées : Nous étions obligés de tester les bonbons chinois. En haut, des espèces de tiges sucrées (sympa) et des galettes de nougatine au sésame (miam). En-dessous, des cacahuètes enrobées de je ne sais quoi, des chewing-gum aux fruits et un bonbon gélifié et piquant en forme de glace, ça passe bien disons.

Plat réchauffé : Dans tous les trains, des chariots proposent ce type d’assiette. C’est pas trop mal et ça cale bien. A faire si vous en avez l’occasion !

Journal de séjour #42 – Nanning c’est fini !

Journal de séjour #42 – Nanning c’est fini !

On émerge petit à petit avec les cris d’une dame, la contrôleuse du train, qui dit “ Nanning !” Elle rentre dans notre box, me tapote sans le savoir les fesses (il fait nuit noire) et on se réveille la tête dans le brouillard. Il est 5h du matin. Notre arrivée en gare est prévue pour 5h50 mais comme on est partis avec un retard de 15 minutes on pense arriver à 6h05. Bon dans ma tête une heure, ça laisse le temps d’aller aux toilettes, se laver le visage et se préparer. Je préviens Delphine de mes intentions, mais elle m’arrête en me disant tout en regardant son téléphone : “Non attends, on arrive à la gare de Nanning est, prépare-toi à descendre.” Je m’étonne vachement, normalement ils laissent quand même un peu temps, mais là a priori, on ne peut pas trop se préparer tranquillement. On commence à se charger et là on voit que le train ne ralentit pas pendant qu’il traverse la gare… Ouf, j’ai le temps d’aller pisser. Et puis il est 5h, normalement le train arrive dans 50 minutes, je garde en tête qu’on a le temps. Du coup, je vais vaquer à mes occupations.

Pendant ce temps, Delphine regarde sur le GPS. A priori même si c’était pas la gare où on devait s’arrêter, l’autre qui est la gare principale de Nanning est très proche. Donc on ne devrait pas tarder à arriver, dans les 5 minutes. Pendant ce temps, moi je suis carrément en train d’essayer de me réveiller en me lavant le visage, j’arrive pépère devant Delphine qui enfile les sacs. Je lui demande ce qu’il se passe et elle m’informe qu’on arrive, pour de bon cette fois. Deuxième coup de frayeur, bon quoi qu’il arrive je préfère lui faire confiance, on ne sait jamais. On se prépare très vite on vérifie si on a bien tout. C’est bon, on se dirige vers la sortie, on passe la gare et là le train s’arrête. Delphine, t’as géré ! Mais du coup, petit coup de gueule. On arrive beaucoup plus tôt : 5h25 ! On ne va pas trop s’en plaindre mais au moins on n’a pas loupé la sortie. Car oui ce n’est pas le terminus du train, il a encore 10 arrêts après nous. C’est pas avec la SNCF que ça arriverait.

On sort de la gare, ambiance tropique, des grandes plantes, il fait bon à 5h du matin et la ville se réveille. On trouve le métro, beaucoup de personnes attendent devant, on patiente avec eux. L’ouverture se fera à 6h30. On prend le métro et on arrive à notre sortie, il y a un Macdo pas loin. Du coup on s’y installe et on prend un petit-déjeuner.

Une heure après on part vers l’hébergement. Comme c’est une guesthouse, il y a moyen pour pouvoir rester là-bas si on n’a pas la chambre ou encore de pouvoir poser nos valises. On profite du trajet pour faire quelques repérages, on voit le bureau de poste (cool pour les cartes postales), des boui-boui. On arrive à l’endroit indiqué par le GPS, mais là aussi on fait fausse route. Devant nous, un restaurant et une enseigne qui fait des panneaux lumineux. Bon on regarde si on est sur la bonne rue au moins, on regarde sur Booking où il y a l’adresse dans la langue du pays. On cherche le numéro 3, bon de l’autre côté de la route il y a un bâtiment qui pourrait être le lieu mais il fait bâtiment en train de tomber en ruine… On se place devant le bâtiment, on voit le panneau avec le nom de l’auberge et il faut monter au 2e étage. On regarde derrière le “hall du rdc” c’est pleins de gravats, les murs des escaliers sont limite à l’abandon. J’ai vraiment la sensation de ne pas savoir ce que j’ai réservé…

Arrivés à la guesthouse, on voit un grand espace avec billard, canapé, table. Ça a l’air cool. On voit un petit corgi trop choupi. La jeune femme à l’accueil nous parle avec un bel anglais (halleluja !!!) On lui dit qu’on s’excuse d’être là plus tôt, mais voilà (bla bla bla). Pas de soucis pour elle, on a déposé nos sacs dans un local-escalier (c’est un concept, surtout quand l’escalier descend et qu’en-bas il y a des gravats).

On lui demande des infos pour le passage de la frontière, elle nous les donne, elle a tout un fascicule. Puis elle nous dit que la chambre ne sera disponible que vers 13h. Donc on décide de sortir, on part en direction de la station de bus, il faut reprendre le métro vers la gare et marcher un peu. Ça nous permet de faire un repérage pour le lendemain. Arrivés à la gare, on trouve rapidement le guichet pour partir à Hanoï, on prend nos billets pour le lendemain ! On repart tout contents vers un Starbucks et on décide d’y rester la fin de mâtinée. Devant le Starbucks, une animation genre Transformers permet à des parents et à leurs enfants de conduire des robots.

On retourne vers l’auberge, on passe avant vers la Poste, on demande à envoyer une carte, mais très vite on nous dit que ce n’est pas là. Le policier qui était là nous fait plusieurs mouvements de bras qui font rire les deux jeunes employées. La Poste serait en fait… à coté de la gare ! Bon on sort, mais on préfère aller à l’auberge, la fille aura une solution pour nous. On retrouve notre hôtesse, elle nous donne notre chambre, on y va et on trouve une belle chambre avec une belle vue sur la ville !!! Bon quelques éléments chelous quand même, le tapis à l’entrée fait très sale, mais ce ne sont que des tâches et même le sol fait sale mais là aussi que des tâches qui ne partiront plus. Quelques fourmis se baladent nonchalamment. Le lit est très propre ! Et la salle de bain est top. Par contre petite particularité concernant notre lavabo, lorsqu’on regarde dans le trou d’évacuation, on voit le sol de la salle de bain… On pense que le tuyau est cassé mais ça n’empêche pas l’évacuation de l’eau usée car il y a au sol un trou d’évacuation pour la douche.

On sort de la chambre, on demande à notre hôtesse où se trouve la Poste. Elle nous indique un endroit tout proche, on décide d’y aller. Arrivés sur place, l’agence est fermée. Bon tant pis on enverra nos cartes depuis le Vietnam XD On se prend, avant de rentrer, deux jus frais, pour moi pamplemousse et Delphine smoothie d’oreo ! On rentre, on se pose dans l’espace commun et on commence à rattraper notre travail sur le blog.

Vers 18h/19h on décide d’aller manger, on va se faire un boui-boui en face de l’auberge (un plat pour deux), on ne sait pas quoi prendre donc on demande une spécialité, ça fera l’affaire. Après manger, j’ai encore faim, on commence à déambuler dans les grands quartiers, on trouve un petit snack. Je me prends alors un poulet pané avec du fromage, super bon mais très chaud !

On continue à se promener, le quartier est très vivant le soir. Beaucoup de tapage pour attirer le client (musique, claquer des mains, mettre en avant un produit et parler dans un micro et le must reste les personnes qui font bouger un panneau avec une flèche vers la boutique). On en profite pour chercher une boutique pour acheter des bouteilles d’eau mais on n’en trouve pas. Après une petite demie-heure de marche on s’arrête à un stand de bonbons dans un grand centre commercial pour pouvoir prendre nos précieuses bouteilles d’eau. On repart à la recherche d’un petit dessert et au retour on se trouve une glace chacun, aux noix et fruits secs pour Delphine et mangue pour ma part.

En rentrant Delphine propose un billard, on se fait une partie. Puis on a arrêté sur une égalité parfaite (on ne se disputait que la fameuse boule noire). La journée a été très longue et fatigante, on a hâte d’aller au Vietnam ! La Chine reste un beau pays, on y retournera pour voir d’autres monuments et paysages mais pas de suite.

Journal de séjour #41 – Foshan = IP Man

Journal de séjour #41 – Foshan = IP Man

Nous ne nous sommes pas arrêtés à Foshan par hasard. Il s’avère que c’est le village où a grandi IP Man, le maître du Wing Chun par excellence. Parmi ses élèves, on peut compter Bruce Lee. Nous avions donc dans l’idée de visiter le musée qui lui est dédié avant de partir.
Le réveil ne se fait pas sans regret, le lit étant très confortable. Mais il faut nous rendre au musée avant midi, heure limite d’utilisation de la chambre. Nous partons vers le métro, nous n’avons qu’une station à faire. Nous retrouvons le centre commercial où nous sommes arrivés la veille, le musée est juste derrière. Malgré la pluie d’hier et les nuages aujourd’hui, il fait déjà très chaud et nous gardons un œil sur le temps afin de prendre une douche avant de repartir. Qu’à cela ne tienne nous prenons les tickets pour le musée de Foshan. Cela englobe plusieurs petits bâtiments autour d’une jolie cour. Chaque bâtiment raconte l’histoire d’un personnage illustre de la ville. IP Man en fait bien sûr partie.


L’exposition qui lui est dédiée se trouve sur la gauche. Outre un récapitulatif de son histoire, nous voyons surtout des photos et quelques objets lui ayant appartenu. C’est assez petit au final, lire une biographie aurait suffit. Né en 1892 à Foshan, il fait preuve d’un certain don pour le kung-fu de type Wing Chun très tôt. En 1949, il déménage à Hong Kong où il enseigne son art. Plus qu’une simple forme de combat, il développe l’esprit du kung-fu : un esprit sain dans un corps sain. Il s’est assuré d’être un modèle de vertu pour ses élèves. Lui-même a grandi avec les préceptes stricts du confucianisme malgré un environnement aisé.


Dans un autre bâtiment, l’accent est mis sur un autre maître du kung-fu connu pour être aussi un herboriste : Huang Feihong. Né en 1856, il apprend le kung-fu et le métier d’herboriste avec son père. A l’âge de 13 ans, il part en apprentissage avec un maître du Hong Boxing. Sa spécialité était d’incarner un lion se battant, possiblement avec l’attirail de fête que l’on voit parfois (pour le Nouvel An par exemple). À certaines heures, des représentations doivent être données car un espace de spectacle est présent. Malheureusement, ça ne colle pas avec notre emploi du temps.

Enfin un temple confucéen et des autels divers sont disséminés autour de la cour. Nous pouvons apprécier l’architecture des lieux. Les détails des toits, des poutres ou des ornements sont splendides. Il y a même un petit bassin avec des tortues ! Beaucoup de vœux y sont faits, vu le nombre de pièces jetées. En revanche aucune idée de la légende qui accompagne la statue.


Pour finir, une place à l’arrière du musée me faisait espérer une surprise pour Will. Elle s’appelle la place des carpes, je m’attendais donc à un autre bassin. Nous avons été surpris mais par la présence d’une estrade où jouaient des enfants. C’est une pièce de théâtre chantée, genre théâtre scolaire. Pour ce qu’on en connaît c’est très bien fait. La jeune fille chante comme un chat mais c’est l’effet recherché (je vous assure, elle miaulait presque). Le bassin ? Les carpes sont en fait une mosaïque au sol. On en a vu dépasser une nageoire sous les tabourets du public. En passant, nous avons entendu une musique qui n’a rien à voir avec le spectacle. Ça n’est pas la première fois que nous l’entendons en Chine mais nous ne savions pas d’où ça venait. Il s’agit de la musique de Disneyland “it’s a small world” mais genre camionnette de vendeur de glaces américain. Sauf que ce ne sont pas des glaces, il s’agit d’un camion citerne qui balance de l’eau sur les routes…
Retour à l’hôtel, une bonne douche pour se rafraîchir, nous traînons un peu. À 11h45 le téléphone de la chambre sonne. Elle me parle un chinois parfait à l’autre bout de la ligne mais ce sont les circonstances qui me font penser qu’elle nous met dehors. Peut-être m’insultait-elle d’ailleurs, qu’en sais-je. Nous leur rendons la carte et cherchons un taxi pour la gare, la marche de la veille n’ayant rien donné pour les bus. Comme celui-ci laisse tourner le compteur, nous pouvons voir que celui d’hier nous a effectivement arnaqués du double. Je savais que j’avais le bon prix !
Bref, le reste de la journée se solde par une longue attente à Macdo (à côté de la gare et il y a du wifi illimité). Quelques recherches sur le Vietnam de plus en plus proche sont de rigueur.

Un truc drôle à la supérette. Nous discutions gaiement et nous ouvrons la porte de la supérette. Nous stoppons notre conversation d’un coup… “Let it goooooo !”, titre phare de la Reine des Neiges en anglais, retentit à nos oreilles. Sympa la radio locale, je vais l’avoir en tête toute la soirée maintenant. Puis au contrôle à la gare un des gardiens nous parle en chinois. Je lui réponds Faguo (France en chinois) à tout hasard et apparemment c’était la bonne réponse. Il a enchaîné tout content (il n’a peut-être pas vu le doute dans mes yeux) et là j’étais larguée, on a bien ri. Nous sommes en campagne en fait, on sent que les étrangers sont inexistants ou presque dans la population. Rebelotte pour l’attente avant de faire notre voyage en couchette. Du bas, si on s’est bien compris avec l’hôtesse hier. Direction Nanning ! Arrivée prévue à 6h.

Journal de séjour #40 – Départ pour Foshan !

Journal de séjour #40 – Départ pour Foshan !

On se réveille un peu difficilement ce matin, mais on ne doit pas perdre de temps. Il faut qu’on se prépare et qu’on aille à la station de bus qui se trouve au centre commercial Élément “métro Kowloon ». On part vers 7h10, on rejoint notre métro, il n’y a pas beaucoup de personnes ce matin, la ville se réveille petit à petit. Les magasins n’ouvrent pas avant 10h faut croire vu qu’ils restent ouverts assez tard. Arrivés au centre commercial on se pose dans un Starbucks Coffee, et oui encore et toujours, et on profite pour patienter et prendre le petit-déjeuner.

40 minutes avant le départ, on rejoint notre station de bus et à l’heure venue on grimpe dans notre premier bus direction l’aéroport de Shenzhen. Arrivés à Shenzhen, on passe le premier poste de douane, tout se passe bien il ne fait qu’une simple saisie. On passe le second poste et là ça se complique. Comme je suis prédisposé au contrôle, allez savoir pourquoi, je passe toujours le premier. Le policier me contrôle et me fait passer. Vient le tour de Delphine et là il ne la laisse pas passer. Il lui demande de remplir un formulaire. Du coup Delphine est obligée de revenir sur ses pas et de donner les coordonnées de l’hôtel ainsi que du bus qu’on allait prendre. Après ce petit contre-temps, on part en direction d’une station de bus où nous attend le bus pour Foshan, on demande aux différents agents et on trouve très vite le bus. Les fauteuils sont confortables, le voyage va durer à peu près deux heures, on se laisse même bercer par le mouvement.

Arrivée à Foshan, waouh quelle belle petite ville ! A savoir la notion de petite ville n’est pas la même que chez nous. À Foshan c’est une petit ville pour eux, pour nous c’est quand même grand. On passe à côté de plusieurs centres commerciaux, des buildings… Elle est loin l’image du village de IP Man ^^ Arrivés du coup à notre arrêt près d’une station de métro, nous avions vu la veille l’emplacement de l’hôtel et pour éviter nos problèmes de GPS et autres, on s’était dit « on va prendre un hôtel, près du musée et du métro, en plus coup de chance le bus peut nous déposer par là ». Donc quand on arrive à l’endroit prévu, on commence par chercher la direction, puis on démarre notre quête vers l’hôtel.

On arrive à un emplacement, encore une fois vide. Enfin non pas vide, un terrain nu en construction et le GPS maintient la position. Bon on se dirige vers un employé qui gère un parking, il nous répond en nous disant que c’est plus loin et nous donne les directions. On continue notre route, on prend une direction mais on ne trouve toujours rien… On s’arrête à une boutique, on demande l’adresse, là un homme nous dit qu’il faut sortir, prendre à droite (comme si on devait contourner le bâtiment). On ressort, on continue à porter nos 20 kilos chacun, il fait de plus en plus chaud. On contourne le bâtiment, là rien ne nous parle, on rentre dans un parking, on voit un accueil dans un bâtiment, on rentre. Là une jeune femme à son poste mange des lychees et joue sur son smartphone (ça rassure d’un côté, ils sont comme nous XD). On montre l’adresse et on demande notre chemin. Elle appelle une de ses collègues qui parle bien anglais et qui nous explique clairement où aller. En gros on était loin d’y arriver, par rapport à l’endroit où c’était indiqué il fallait marcher 25 minutes… Elle nous demande si nous avons Google Maps. Ça a le don de faire beuguer Delphine (comment elle connaît ça ?) Elle utilise son GPS made in china et on voit exactement où aller. Il y a environ 15 minutes de marche.

Donc on ressort et on continue à souffrir sous la chaleur. Enfin Delphine voit l’hôtel !!! Dumbledore soit loué, on arrive, on a du mal à se faire comprendre à l’hôtel, mais on arrive à avoir la chambre. Quel chambre, ça nous change de Hong Kong ! On se pose 10 minutes et on repart direction la gare pour acheter les billets de train Foshan -> Nanning pour le lendemain soir. A priori il faut remonter une très grande route depuis l’hôtel. Le GPS indique 40 minutes, on tente la marche quand même en espérant croiser un bus entre-temps.

Plus on s’avance plus on remarque des stations de bus mais tout est marqué en chinois, on tente de chercher le mot « gare”. On le trouve mais il est sur 3/4 des arrêts donc on note les numéros des bus et le nom de l’arrêt près de l’hôtel et dès qu’on arrive à la gare on rentre avec le bus correspondant. Bon sur ce, on continue à avancer, la route est très longue et la chaleur se fait pesante. Arrivés à la gare, une belle bâtisse, on trouve assez vite l’espace de vente des tickets. Delphine a noté auparavant les informations pour le train pour Nanning (oui même en chinois). On arrive à se faire comprendre, lit du bas, train pour Nanning et le prix. Là c’est pas ce qu’on pensait, moins chers que sur le site. Bon tant mieux, sans doute une baisse de prix pour les billets vendus la veille d’un départ.

On sort de la gare, on s’arrête à une supérette prendre quelque chose à boire puis on se dirige vers un grand parking de bus. On cherche les numéros des bus qui pourraient correspondre à ceux près de chez nous. Mais on ne trouve rien. On se fait harponner par plusieurs chauffeurs de taxi et de tuk-tuk. On refuse, on veut absolument trouver le bus. Puis vient le moment où on abandonne l’idée car aucune ligne ne correspond et la pluie commençait à tomber. On prend un taxi, on a essayé de négocier le prix mais on est trop nuls à ça. Il nous ramène à l’hôtel au prix fort. Arrivés à l’hôtel, on demande quel bus mène à la gare (on aurait peut-être dû commencer par là). A priori c’est compliqué, elle propose de nous appeler un taxi si besoin. Bon finalement on fera sûrement le trajet en taxi demain. On se repose enfin dans notre chambre, jusqu’à l’heure du dîner.

Vers 19h on sort trouver un petit resto. On va en face de l’hôtel, il y a quelques boui-boui, on passe en face d’un qui nous fait signe de rentrer et on se laisse aller à cette invitation. A première vue, l’établissement est tout petit, ça fait sale, mais la table est propre. C’est vraiment le petit resto du coin, où il n’y a que les locaux qui y vont. Pour vous dire, zéro menu ou image et encore moins en anglais. Sur le moment on se demande “euh, qu’est-ce qu’on fait là ?” La femme, extrêmement gentille, nous conduit devant une table avec plein d’aliments et on choisit ce qu’on veut. Donc on se prend des champignons, carottes, une sorte d’aubergine, et des œufs. Là elle met tout dans des assiettes et elle le donne au cuisinier, qui va les cuire en wok. Le repas est servi avec des bols de riz et bouillon.

Franchement, c’était super bon ! C’est bizarre de pousser la porte de ces petits commerces mais il faut vraiment le faire. La vraie cuisine chinoise est là, on ne peut qu’être contents d’être passés là. En plus les gens commençaient à nous parler, on explique qu’on fait un voyage, on montre les photos des lieux de toute la Chine. Ils sont juste émerveillés et contents. Un jeune m’ajoute sur Wechat. On paye pour le tout 20 yuan donc environ 3€ pour nous deux. C’est abusé tu as envie de donner plus, mais le pourboire est mal vu dans le pays. En tout cas on est super contents, on rentre se coucher heureux de la soirée passée. Ils ont réussi à nous faire oublier la galère de la journée et à nous faire aimer davantage la Chine.

Journal de séjour #39 – Bouddha géant Tian Tan

Journal de séjour #39 – Bouddha géant Tian Tan

Les hauteurs et la méditation nous attendent. Au programme aujourd’hui nous allons voir le Bouddha géant de Hong Kong. La paix intérieure commence par un bon petit-déjeuner. McCafé est devenu notre repaire.

Cela commence ensuite par une petite ascension en téléphérique. Nous prenons le métro jusqu’à l’île concernée, en frôlant Disneyland. Nous n’en voyons que le train navette aux fenêtres en forme de Mickey. Même pas le temps de prendre la photo que nous sommes déjà partis. Dans le métro, Will attire l’attention d’un très grand monsieur. Celui-ci demande : “Indien ?” – “Oui, mais Français”. Monsieur est de Bombay, il est vrai que nous nous en doutions un peu (délit de faciès). C’était fugace mais sympa.
Nous trouvons le passage vers le téléphérique. Ça n’est pas compliqué, nous trouvons soit des panneaux soit un hôte chinois nous indiquant gentiment le chemin. À la caisse, nous voyons différentes gammes de prix plus ou moins exorbitants. On peut ne choisir que l’aller, l’aller-retour et le type de cabine, soit classique (rien de très innovant) soit avec une vitre en guise de sol. C’est génial de pouvoir observer combien de mètres vous séparent du plancher des vaches. Outre le fait que j’ai le vertige, c’est trop cher pour ce que c’est. Un aller-retour simple je vous prie merci.


C’est superbe, nous avons une vue sur la baie de Hong Kong et même l’aéroport juste à côté. C’est assez agréable comme voyage, ça vaut mieux d’ailleurs on en a pour une demie-heure. À six dans la cabine, nous admirons le paysage qui défile. Nous l’apercevons enfin. Le Bouddha géant se détache nettement entre la forêt environnante et le ciel. Il a déjà l’air splendide.


Arrivée en douceur et le jeu de l’attrape-touriste commence. Juste avant de partir, un employé nous a pris en photo. À peine descendus de la cabine, notre photo est imprimée et même mise en boule à neige. Je ne m’attendais pas à la dernière, il faut avouer que ça fait son petit effet. Nous avons plutôt préféré un jeu de Uno pour nos longs trajets… et parce qu’il est estampillé Mario !


Nous arrivons dans un petit village qui a dû pousser avec le tourisme. Il n’y a que des boutiques d’artisanat et des restaurants (dont Starbucks). Nous prenons le temps de frapper sur les tambours à l’entrée du village. Chacun a un idéogramme spécifique, Will s’est occupé du bonheur et moi de la chance. Parmi les attractions présentes, il y a une dégustation de thé, une espèce de cinéma proposant un film autour du Bouddha, un chemin vers un des plus anciens villages de pêcheurs de Hong Kong… Le temps étant assez nuageux, nous nous cantonnerons à la statue et au temple.


Petite marche jusqu’à la statue qui nous contemple sereinement du haut de son escalier. Après une petite grimpette (trop facile maintenant), nous pouvons apprécier les détails de la sculpture. Bouddha est entouré de six compagnes lui donnant des offrandes. L’ensemble est sculpté avec finesse et donne une impression de zen, colossale quand même.


Le temple se trouve en contrebas. Nous sentons qu’ils ont les dons nécessaires à l’entretien de la bâtisse. Sans être neuves, les colonnes ne présentent aucun défaut et la peinture est intacte. Comme d’habitude nous ne pouvons pas prendre de photo dans ce lieu sacré. Nous n’avons que l’extérieur. Disons que niveau dorure, ils font fort. Tout est resplendissant du sol au plafond. Notamment la salle des 10000 Bouddhas, remplie de petites statuettes dorées. Le mur est percé en entier de petites alcôves où sont posées les fameux Bouddhas. Ça donne une mosaïque saisissante d’effet. Ce qui nous a le plus surpris finalement, ce sont les offrandes. Généralement des plateaux de nourriture, de fruits ou des sacs de riz sont déposés devant les statues principales. Ici, nous voyons un café dans son gobelet et des plateaux de Ferrero Rocher… N’oublions pas que c’est la nourriture des dieux. Quand je vous dis qu’ils ont les moyens dans ce temple !


La visite est très belle mais nous décidons de partir. Nous faisons un petit détour par un bassin de carpes monstrueuses par la taille. L’une d’elle s’est prise pour un dauphin et a tenté de sauter par-dessus le rebord. Il faut savoir que dès que quelqu’un approche un bassin, ces poissons font un sacré remue-ménage. Ils ont sans doute l’habitude d’être nourris par le premier passant. Nous reprenons la route vers le funiculaire.


De nouveau la photo souvenir est prise. On y aura droit à l’arrivée. D’autant que Will m’assure y faire une drôle de tête. Le voyage se passe bien. On sent que ça souffle, il y a pas mal de vent, mais la cabine reste hyperstable. À l’arrivée ça ne loupe pas, la photo est déjà imprimée. Parmi les arguments de vente de notre interlocuteur, “funny face” revient souvent. Will s’est amusé à faire un visage de carpe, yeux et bouche grands ouverts, tandis que moi j’ai accroché le flash. Ça n’est pas naturel de rayonner comme ça… Passons !

Nous cherchons un petit restaurant, il est quand même 15h quand nous arrivons dans le quartier de l’hôtel. Nous échouons dans un boui-boui qui sert des raviolis et pains vapeur. Jolis et même très bons !


Comme nous repartons demain et que le voyage en Chine touche à sa fin, nous voulons envoyer un colis pour nous débarrasser de deux trois choses. Ça tombe bien la Poste est juste à côté. Ça ne se passe pas tout à fait comme à Pékin. D’abord nous payons une boîte en bonne et due forme. Ça n’est pas un carton qui traînait par là. À la pesée, nous nous délestons quand même de deux kilos. De plus, on arrive à faire partir les gâteaux de riz coréens achetés à Séoul. Du moment qu’on n’envoie rien du style briquet, aérosol, parfum, vernis à ongle et être vivant, ils sont plus permissifs à Hong Kong. Par contre, si le colis n’est pas remis en France, il repart à l’adresse de l’hôtel (on n’avait que celle-là sur place). Bien évidemment, nous choisissons la livraison par bateau en deux mois. C’est plus drôle et moins cher.


Nous pensions travailler un peu pour le reste de l’après-midi mais évidemment la connexion internet de l’hôtel saute dès qu’on allume le pc. Bref, ça n’a pas été très fructueux. Nous préparons nos sacs pour le lendemain quand Will nous fait une petite frayeur. Il m’annonce que les billets de bus sont dans une boite partie à la Poste tout à l’heure. Soi-disant que c’était pour les protéger. Heureusement pour nous, il a juste voulu m’effrayer et me montre les billets bien présents. J’espère que ce genre de blague va lui passer, autrement je vais me charger aussi de la paperasse… Une soupe et au lit !

Journal de séjour #38 – Promenade à Hong Kong

Journal de séjour #38 – Promenade à Hong Kong

Réveil un peu dur ce matin, j’ai pris un coup de froid ! La ville n’aide vraiment pas. Entre la chaleur lourde dans les rues de Hong Kong et la climatisation à fond dans les magasins, il y a de quoi tomber malade. Du coup on annule notre escapade vers le Bouddha aujourd’hui, nous allons plutôt passer notre journée à nous promener sur l’île de Hong Kong. Delphine mène la danse comme toujours. Au programme, visite d’une volière, monter en haut de la tour de la Bank of China pour admirer la vue, promenade dans le vieux Hong Kong et retour en Star Ferry. On sort et on se prend un petit-déjeuner au McCafé. Il fait chaud, on rentre et on se change en fonction (short et t-shirt). On repart, on prend le métro direction l’île de Hong Kong.

Arrivés sur place on trouve la tour de la Bank of China, on demande si on peut monter. La réceptionniste nous signale que ce n’est plus possible, ils ont arrêté de faire la montée de la tour. Mais elle nous renvoie vers deux autres grattes-ciel. On part en se disant qu’ils doivent en avoir marre des touristes. On passe devant des ouvriers qui posent des bambous autour d’un arbre. Non mais le bambou pour faire des échafaudages, c’est le truc fou à Hong Kong xD.

N’étant pas loin de la volière, Delphine m’indique le chemin à travers le jardin. On arrive devant une très grande volière et on peut voir à l’intérieur un grand pont suspendu. On s’empresse de monter les marches. Arrivés en haut on voit un petit bassin d’eau où des petits oiseaux prennent leur bain. Ça met tout de suite dans l’ambiance.

On s’approche de la volière, quelques précautions nous sont indiquées afin de respecter la vie des oiseaux. On passe à travers des chaînes en plastique vert qui font office de porte et on rentre enfin dans cette grande volière ! Juste magique, on a l’impression de rentrer dans une jungle, entourés d’oiseaux de toutes tailles, formes et couleurs. Une volière comme on aimerait en voir plus de ce genre, plutôt que des petites cages où les oiseaux peuvent à peine voler. Les images parlent d’elles-mêmes.

Sortis de ce lieu, les oiseaux pleins la tête, on part du jardin afin de rejoindre le centre de l’île. Pour cela on emprunte un petit tramway typique de l’endroit, à savoir on monte à l’arrière du tram et on descend à l’avant où on donne les sous (le compte exact) qu’il faut glisser dans la boite, et ça ne rend pas la monnaie… Et bien sûr ce n’est pas un chiffre rond. C’est genre 2,40 dollars hong-kongais.

Arrivés à destination, on traverse un grand centre commercial, où on ne s’est pas sentis à notre place. Que des boutiques de haut standing, des clients habillés comme des cadres. Nous en short, baskets et sac à dos, on faisait tâche. On traverse le mall et on arrive devant une des deux tours que nous a conseillées la dame pour une vue de la ville. Arrivés dans la tour IFC, on nous indique gentiment le chemin, à l’accueil on nous demande le passeport et on nous donne des badges « visiteur ». On prend un ascenseur super luxueux et c’est parti pour 55 étages à te boucher les oreilles, comme quand on prend l’avion xD

Arrivés là-haut, on nous invite à passer dans une salle pour les visiteurs, à travers la baie vitrée on peut voir la ville de Hong Kong, juste « wouah ! » La salle est remplie d’informations concernant l’activité de la banque mais aussi de jeux ludiques afin d’expliquer aux enfants comment marche la finance.

On ressort de la tour en rendant bien nos badges puis on se trouve un petit restaurant. Ça sera Mak nooddle, des nouilles vraiment très bonnes, par contre un peu plus serait bienvenu vu le prix. Du coup en repartant on passe devant un magasin qui fait du thé glacé avec des fruits. Allez, on se laisse tenter par un smoothie au taro pour Delphine et un thé rouge ananas me concernant.

On continue notre promenade en direction du vieux Hong Kong. Le quartier a mal vieilli, les bâtiments ont les murs qui perdent leurs couleurs voir sont moisis sur place. Beaucoup de boutiques vendent des choses séchées dont on n’a pas su ce que c’était et qu’il ne valait mieux pas savoir.

On quitte l’île de Hong Kong par le ferry, enfin le Star Ferry. Vraiment sympa de prendre le large pendant 10 minutes !

Arrivés à bon port, on commence notre recherche du jardin des stars. Alors petite information, normalement c’est une avenue près du quai, mais comme ils sont en travaux jusqu’en 2019, ils ont déplacé une partie des statues dans un jardin. Il s’agit du Hall of fame de la Chine. Donc on commence notre investigation, on s’arrête pour prendre des photos. D’un coup sans prévenir des enfants d’école primaire nous abordent avec leurs professeurs. On nous demande si on a un peu de temps pour répondre à leurs questions, on joue le jeu. Les petits apprennent l’anglais, du coup ils nous posent des questions et notent les réponses sur leur document. C’était trop mignon, plus mignon que Potté, si, si. À la fin ils nous ont même donné un petit dessin. J’ai pas pu résister, on a donné des bonbons aux enseignants pour qu’ils les donnent aux enfants. Vaut mieux que ce soit les profs que nous…

On continue notre recherche et après avoir sué on trouve enfin le jardin ! Bon pas beaucoup de statues… mais celle de Bruce Lee est là !!! Et beaucoup d’empreintes de stars sont présentes. Bon on ne retient que Jackie Chan et Samo xD On repart de là et on rentre tranquillou à l’hôtel se reposer un peu.

En soirée on décide de retourner aux bâtiments où se trouvent les jeux vidéos (des CD d’OST nous faisaient de l’œil et surtout un jeu sur Switch – non on n’a pas la console mais on se connaît, on va l’acheter mais on ne sait pas encore quand xD) On fait d’abord un arrêt Mcdo obligatoire, les éditions « signature » ont titillé notre curiosité.

Repus, on part en direction du market… Mais voilà qu’un autre market attire mon attention. On y fait un tour et au même titre que le grand bâtiment avec les jeux vidéo, ici on retrouve plein de commerces mais surtout de goodies. Beaucoup axés sur les legos et des figurines qui parleront sûrement à ceux qui sont nés en 70/80 avec les Ultraman.

On sort de l’endroit puis on se dirige enfin vers l’antre du gamer hongkongais. On se dirige pour prendre nos CD, une vieille dame tient le stand, elle était avec son petit-fils. Bon essaye de lui poser des questions sur un CD, elle parle pas anglais, elle ne connaît sans doute même pas l’OST du manga qu’elle a en main. On demande à voir les différents titres. Bon le CD est scotché au panneau, elle galère à l’enlever… puis elle nous le tend. Il n’y a que 8 titres, pas intéressant. On le lui rend, elle dit une messe basse. Je pense qu’elle n’osait pas me dire en face qu’elle me trouvait craquant pour un Indien… ou elle nous a insultés, je vous laisse décider de ce qu’elle a marmonné.

On continue, j’hésite à mort de me prendre un jeu japonais. Juste pour que vous compreniez, en passant par un revendeur, avec l’import et frais de douane etc., le vendeur en France me le fait à 65€, là le jeu me coûte 20€… donc je me dis « je me tâte mais on va voir ». On voit pour un autre jeu sur Switch, mais malheureusement, pas de langue anglaise, dommage… Enfin bon, on continue notre promenade puis là je tombe sur une figurine de Luka Megurine (personnage d’un jeu vidéo). Bon je ne rentre pas dans les détails mais la même figurine en Chine je l’ai vue à 45€ et là le gars me la vend 18€. Bon je la prends, en France déjà pas sûr que je trouve ce modèle et en plus à ce prix !!! Après ce petit caprice, on rentre à l’appartement, une autre journée chargée nous attend.