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Mois : décembre 2017

Journal de séjour #190 : La Vallée Sacrée inca

Journal de séjour #190 : La Vallée Sacrée inca

Grande journée, nous visitons la Vallée Sacrée. Le tour commence à 8h30. Nous prenons le petit-déjeuner et notre hôtesse nous conduit près de la place des armes pour le bus. Nous attendons et un monsieur nous fait signe. Génial, à ce soir ! Ça n’a pas été aussi simple pour le départ.
Tout d’abord, nous nous entassons dans un minibus. On a failli rester debout dans l’allée. Ça n’était que la navette pour nous amener au bus. Là deux bus sont présents. Quelqu’un hurle quelle direction prend chacun. Évidemment le nôtre est de l’autre côté de la route… à plusieurs voies. Autant se faire tirer comme des lapins. Nous y arrivons et le bus est déjà plein. J’ai une place mais Will reste debout avec deux autres personnes. Évidemment ça va à l’encontre des règles de sécurité. Nous sortons tous les 4. Nous devons encore attendre, on ne sait quoi.
Enfin, on nous demande de retraverser la route. Une voiture arrive et nous embarquons là-dedans. Nous ne savons toujours pas ce qu’il se passe. Le chauffeur nous amène à un autre bus qui apparemment a encore de la place. Notre souci c’est qu’on nous demande le ticket de réservation du tour… qu’on ne nous a jamais donné. Le guide ne comprend pas comment ça se fait. Après deux-trois coups de fil, c’est bon nous pouvons embarquer !

On fait un tour dans un grand marché mais nous descendons surtout pour les toilettes avant de commencer nos visites.

Le tour commence donc à 9h30… Nous commencerons avec le site de Pisac. Il s’agissait d’un village essentiellement agricole. On peut y observer de superbes terrasses. Au niveau des habitations, on peut remarquer les greniers de stockage car ce sont les seules bâtisses avec des fenêtres pour aérer les récoltes. Les terrasses étaient très à la mode en cette période car outre l’aspect agricole amélioré, elles maintenaient la stabilité du terrain. Nous pouvons également y observer les tombes des agriculteurs. Elles ont été profanées par les conquistadors qui cherchaient de l’or…

Nous partons ensuite vers le nouveau village de Pisac. Petit arrêt commercial dans une bijouterie. Nous repartons à nouveau pour manger. Un buffet est proposé, nous avons la flemme de chercher ailleurs et suivons tout le monde.

Nous repartons pour le plus beau site de la journée, Ollantaytambo. Là encore il y a des terrasses et des greniers mais on observe surtout la technique architecturale avec le temple du soleil. On peut observer le marquage sur les pierres supports où sont insérées les pierres du dessus. Également, la précision de la taille et des angles. Les plus grandes pierres sont taillées expressément pour les temples et les palais. Le temple du soleil servait surtout à identifier le jour du solstice d’été. Ainsi les Incas étaient à jour sur le calendrier des récoltes.

Nous continuons la visite vers Chinchero où nous faisons un autre arrêt commercial. On nous explique comment sont faites les teintures de la laine.

La nuit est tombée lorsque nous atteignons le dernier site à visiter : l’église de Chinchero. Il s’agit d’une des plus anciennes, construite sur un ancien palais.

Nous retournons à Cusco vers 20h et rentrons au plus vite à l’auberge. Les visites étaient intéressantes, l’aspect commercial de certains arrêts nous a moins plus. Le souci vient surtout du mal de ventre qui m’a accompagné toute la journée. Il fallait bien que la tourista pointe son nez à un moment donné… ça n’empêche pas Will de se faire un petit fast-food.

Journal de séjour #189 : Visite de Cusco, capitale Inca

Journal de séjour #189 : Visite de Cusco, capitale Inca

Nous arrivons à Cusco à 7h30 ce matin. Nous attendons que nos sacs soit déchargés. Puis nous prenons un taxi jusqu’à l’auberge. Dans la rue il n’y a aucun panneau indicatif. Nous nous rendons à la bonne adresse mais il n’y a aucun interphone. Impossible de joindre la propriétaire par Whatsapp sans Internet. D’autant que nous ne pensions pas arriver avant 8h lui avait-on dit. Heureusement pour nous, après un peu d’attente, Maribel, notre hôtesse, passe la tête par la fenêtre. Elle descend nous chercher et nous pouvons découvrir les lieux. Nous pouvons même prendre un petit-déjeuner tranquillement.

 

(Au passage, ces deux photos viennent de Booking.com donc si vous voyez notre bouille sur la page de cet hôtel vous ne rêvez pas).

La matinée est dédiée à l’organisation. Cusco est la porte d’entrée vers la Vallée Sacrée, le Machu Picchu et d’autres activités. Le problème est que nous n’avons pas beaucoup de temps ni le budget pour tout faire. Nous choisissons par rapport aux divers tours proposés par l’auberge. Enfin nous pouvons commencer les hostilités. Nous commençons par la visite de la ville. En arrivant sur la place des armes nous pouvons voir deux magnifiques églises. Il y a même une sorte de manifestation festive. Alors que nous avançons, une dame devant une tente jaune nous interpelle pour prendre notre tension gratuitement. C’est une sorte de tente de prévention contre le mal en altitude. Nous n’arrêtons pas d’en entendre parler alors que nous arrivons de la Bolivie ( jusqu’à 1000m plus haut) où nous avons dû nous informer par nous-mêmes. Bref nous ne sommes pas intéressés puisque déjà bien habitués mais c’est une belle initiative. Nous en profitons pour demander quelle est la fête sur la place. Apparemment c’est en commémoration d’un martyr.

Nous avançons vers le bureau d’achat des tickets touristiques de la région. C’est une étape obligatoire pour visiter les différents sites archéologiques. Pour ceux qui ont le temps, prenez le boleto completo qui donne accès à tous les sites ou presque pour une durée de 10 jours. Autrement c’est le boleto parcial qui ne donne accès qu’à 4 sites à la fois. Ce sont soit les musées de la ville, soit les 4 sites les plus proches de Cusco, soit les 4 plus éloignés (et les plus beaux semble-t-il). Nous avons décidé de suivre les rumeurs et avons pris un tour pour visiter 3 de ces sites-là en une journée. C’est donc le dernier boleto qui nous intéresse. Au passage les terrasses de sel de Maras ne sont pas incluses dans les boletos. Bref, au bureau des achats, on nous dit que notre ticket peut être acheté sur place le lendemain. Mais bon tant qu’on y est…

Nous partons ensuite sur la place des armes et nous planquons dans un café à l’étage d’une boutique. Nous avons vu sur la place et sur les festivités devant la cathédrale. Nous passons le temps avant le repas.

L’idée est ensuite de rejoindre une visite gratuite de la ville à 13h. Nous nous dirigeons vers la place derrière celle des armes. Nous repérons le guide et attendons que le tour commence. Assez embêtant, on sent que notre guide a la volonté d’une huître pour cette visite. Tant pis nous resterons jusqu’à la fin, ce qui n’aura pas été le cas de tout le monde. Deux personnes sont parties peu après le début en tout cas. Comme d’habitude nous traversons divers lieux emblématiques de la ville et en apprenons plus sur son histoire. Il s’agissait de la capitale Inca. De là partaient les quatre autoroutes vers l’ensemble de l’empire selon les quatre points cardinaux. Les empereurs avaient la lubie de se construire un palais chacun. Aujourd’hui il n’en reste que les bases de pierre. Les Espagnols ont pris un malin plaisir à construire par-dessus les palais des églises pour l’essentiel. Histoire de sensibiliser les populations à la chrétienté… D’un autre côté, les bâtiments de la période coloniale restent très beaux.

Un vrai travail de titans fait par les Incas ! Les pierres sont taillées une par une afin que chacune s’emboîte parfaitement avec d’autres pierres.

La visite était quand même sympa malgré notre guide sensiblement dépressif. Nous remontons vers un autre bureau d’achat de tickets pour le Machu Picchu cette fois. Il faut les prendre plus ou moins en avance selon votre choix de visite et la saison. Comme nous ne sommes pas casse-pieds, nous avons opté pour le site archéologique seul, dans l’après-midi et en période creuse. Autant les acheter la veille pour le lendemain que ç’aurait été possible. Les autres options sont plus tendues niveau réservation. Pour le Machu Picchu et le Hayna Picchu (montagne avec le plus beau point de vue), si vous ne réservez pas des mois à l’avance c’est foutu. Pour le site archéologique et la montagne du même nom, c’est déjà plus abordable quelques jours avant (en basse saison en tout cas). Mais ça n’est que le matin et donc envahi de touristes malgré tout. Pour le site archéologique, le matin ou l’après-midi n’offrent pas les mêmes points de vue. D’un côté c’est la course pour le lever de soleil à 4h du matin avec tous les autres touristes mais la vue en jette. De l’autre c’est la grimpette tranquille à 11h avec une vue moins romantique peut-être mais un cadre plus agréable et moins bondé pour la visite. D’où notre choix pour cette dernière option.
Arrivés devant le bureau, on l’a mauvaise. Le système informatique a planté. Impossible d’acheter nos billets. Heureusement Cusco a deux bureaux pour les billets du Machu Picchu. Nous nous y déplaçons et nous pouvons enfin nous acquitter des frais d’entrée. Nous rentrons à l’hôtel pour passer une soirée tranquille.

Journal de séjour #188 : L’ascension du Canyon de Colca

Journal de séjour #188 : L’ascension du Canyon de Colca

Réveil à 4h du matin et nous avons plutôt bien dormi dans ce lit. On se prépare vite fait et pendant le rassemblement de nos affaires, on remarque un petit scorpion sur le mur de notre chambre. Il se trouvait même au-dessus de notre tête. Heureusement ils sont inoffensifs ici.

À 4h30 on se trouve au point de rendez-vous, avec une lampe frontale, et on attaque l’ascension. Le petit-déjeuner ça sera en haut du canyon, donc il se mérite ! On part alors vers 4h45 sous ce ciel noir qui devient peu à peu clair sous les rayons du soleil. Au départ la montée se fait assez facilement, le chemin fait des zig-zag à travers le flanc de falaise. Je mâche en même temps mes feuilles de coca. Il faut dire que j’y ai pris goût tandis que Delphine essaye de les mâcher mais pour elle c’est une autre histoire (c’était aussi la première fois NdD).

Bon c’est pas vraiment facile de vous décrire 3h de montées entre-coupées de pauses de 5 à 10 min, mais dites-vous qu’entre chaque grande étape nous nous épatons de la hauteur que nous prenons.Voici quelques photos.

30 minutes avant la fin, on voit une cavalerie de mules qui nous dépasse. Sur leur dos nous pouvons voir d’autres personnes qui ont fait le trek avec nous la veille, mais qui ont décidé de louer une mule pour faire la montée. Ils sont partis une heure après nous, mais ils sont montés à une vitesse. C’est impressionnant mais c’est surtout triste. Lorsqu’on voit les montées qui ne sont pas simples à faire en tant qu’humain, alors imaginez une mule avec un poids en plus (entre 60 et 90kg). Surtout qu’on les voit, ces pauvres bêtes, s’arrêter à chaque montée pour reprendre leurs souffle. Enfin bon on laisse passer la cavalerie et on reprend notre chemin.

Après une dernière belle montée, on arrive enfin en haut du canyon ! Il est 7h50 et on aura mis 3h pour faire la montée. Il faut savoir qu’il y a des gens arrivés bien avant nous, d’à peu près une heure ! On va dire que ce sont ceux qui ont l’habitude de faire de l’exercice. Mais le plus fou ce ne sont pas ces grimpeurs du dimanche mais notre guide. Ce dernier nous avoue qu’il a un jour voulu savoir combien de temps il mettait pour arriver en haut de la falaise et son record est de 45 min. en courant bien sûr. C’est un malade !

Après avoir attendu un petit moment (le reste du groupe ainsi que le guide), on fait une belle photo de groupe et on repart encore à pieds vers le village pour prendre notre petit-déjeuner.

Après le petit-déjeuner, on se dirige vers un endroit avec une superbe vue ! Pas loin on voit pleins de petits commerçants, dont un qui attire notre attention. Il vend un alcool avec du kiwi frais. C’est très bon, on en profite pour aussi faire une photo avec un lama qui demande un pourboire.

On repart et on se dirige vers les thermes. Au départ nous ne voulions pas dépenser encore des sous pour des thermes, donc on n’a pas pris nos maillots de bain. Mais la douleur aux pieds et aux jambes réclame ce petit moment de détente. Au départ on voulait juste tremper nos jambes, mais sur place ils louent des maillots de bain. Bon on en profite du coup pour piquer une tête et ça en valait vraiment la peine.

Après cette baignade, on part manger dans un restaurant qui propose un buffet. Delphine prend son repas à la carte et me concernant j’attaque le buffet et j’en profite pour goûter la cuy, soit le cochon d’inde. Ben c’est pas mauvais mais j’aimerais en goûter dans un autre restaurant pour me faire une idée exacte.

On reprend, on fait encore un arrêt à un endroit pour observer plusieurs montagnes et volcans.

Dernière halte pour voir des lamas.

Puis on reprend la route en direction d’Arequipa, puis on arrive vers 17h en centre-ville. On en profite pour rejoindre notre hôtel et comme nous avons beaucoup de temps avant de prendre notre bus à 20h30. Du coup on en profite pour prendre une bonne douche, préparer nos affaires, manger une crêpe et on saute dans un taxi à l’heure venue en direction du terminal de bus. Ayant expérimenté un bus lamentable pour passer la frontière Bolivie/Pérou, nous avons décidé de tester un bus haut de gamme. Du coup arrivés au terminal, on rejoint notre compagnie de bus, qui nous fait un enregistrement des bagages comme dans un aéroport. Ils prennent alors nos gros sacs avec eux, on paye la fameuse taxe pour pouvoir utiliser le terminal et on rejoint une salle d’attente. A l’heure de notre embarcation, on scanne nos billets et on grimpe dans un bus qui ressemble à un avion et encore, le confort est au top ! On a une “hôtesse” et devant chaque fauteuil on a une tablette pour regarder un film (bon qu’ en espagnol) ! De plus on a même un plateau repas ! En tout cas le voyage pour aller à Cusco ce fait en douceur.

Journal de séjour #187 : Un trek au Canyon de Colca

Journal de séjour #187 : Un trek au Canyon de Colca

La journée commence à 2h du matin, la fatigue est là mais la motivation est plus forte. On se prépare rapidement et on descend nos affaires. Pour ce trek on ne part qu’avec un sac, le reste restera à l’hôtel. Aujourd’hui on prévoit de faire un trek dans le Canyon de Colca et d’y passer une nuit pour ensuite faire une ascension qui risque de nous faire travailler intensivement. On attend alors patiemment à partir de 2h50 que le van passe nous prendre et ce dernier ne tardera pas à passer autour de 3h15. Ce dernier fera le tour de la ville en collectant petit à petit les autres membres du groupe. De nuit la ville dort encore mais elle laisse apparaître un cadre très beau sous les feux des lampadaires et des nombreux vans de tours qui circulent eux aussi aux mêmes tranches horaire. Le van plein, ce dernier partira à 3h40 de la ville pour un trajet d’environ 3h30 le temps de faire une bonne sieste.

À 6h30 on arrive enfin en ville, on n’a pas très bien dormi. Mais pour le petit-déjeuner on répond présent, on nous installe à une table et on prend tous le petit-déjeuner tranquillou.

On reprend le bus puis on part en direction de la Cruz del Condor, un spot en haut d’un canyon. De là on peut observer les condors voler ! Le lieu est beau mais difficile d’apercevoir ces animaux, et lorsqu’on les voit c’est pas simple de les prendre en photo…

On ressaute dans le bus direction le Canyon de Colca. Arrivés sur place on nous dit que Delphine et moi devons changer de groupe. On ne comprend pas trop sur le moment car il n’y a que nous deux qui devons changer de groupe. On est dégoûtés car on s’était fait une pote Suisse pendant la durée du trajet. Bon pas  grave ! Avant que l’autre groupe nous rejoigne, on prend un bâton de marche (un simple bâton en bambou) mais on doit le payer 3 soles !!! Rien à faire, on le garde jusqu’à ce qu’il se casse ! C’est cher pour un bout de bâton en location ><

Un guide vient nous chercher. Son nom est James, il nous ramène auprès du groupe et commence à nous montrer le chemin au bord du canyon.

Juste impressionnant. Il faut savoir que la journée nous allons faire beaucoup de descente, un peu de chemin plat, puis un enchaînement de montées et descentes pour finir avec une grande descente jusqu’à un endroit appelé l’Oasis. Concrètement on descend tout au long du canyon pour finir au centre. Puis le lendemain nous devrons faire une montée de 5 km juste à flanc de falaise. Mais ça on en parlera au moment venu.

Sur ce on commence notre marche à la borne 0 km, tout se passe bien. Je m’aide des feuilles de coca (que je mâche, pour m’aider à mieux respirer et me donner de l’énergie). James me dit que c’est une bonne idée et m’encourage à en prendre.

 

On commence à voir les premières bornes kilométriques. La fatigue n’est pas présente mais c’est beaucoup de plat et de descentes en zig-zag. On doit faire attention à ne pas glisser ou marcher sur un caillou instable. (Les photos sont plus parlantes)

Notre objectif à ce moment c’est de rejoindre le pont en contre-bas mais comme tout le monde n’a pas le même rythme de marche, nous devons alors attendre que tout le monde soit au point de rendez-vous afin de pouvoir continuer en groupe. On arrive alors à ce pont il manque 3 personnes mais ils arrivent assez vite. Nous, on en profite pour faire une pause en attendant.

Puis on traverse le pont complètement instable, on commence une série de montée et de chemin plat. À chaque pause, James nous donne des informations concernant la faune et la flore locale. Il nous explique aussi la vie des locaux dans le canyon. Chaque pause est un moment agréable, on reprend nos souffles en douceur et on en apprend beaucoup sur la culture locale.

Vers 12h30 on mange dans une petite auberge. Le repas est excellent : soupe de quinoa et un petit plat, riz, frites et viande. De quoi avoir de l’énergie.

On repart prêts à affronter les montées et les descentes raides. On sent que pour certains la montée n’est pas simple (on apprendra plus tard, qu’ils n’ont pas l’habitude et qu’ils ne sont en vacances que 3 semaines au Pérou). Quand on voyage pendant des semaines notre corps s’habitue à un rythme plus soutenu. Du coup après avoir grimpé des montagnes, un trek comme celui-ci est faisable, non pas insurmontable.

On arrive à franchir une dernière montée où nous attend un petit vendeur. On lui achète de l’eau et des bananes non pas pour la suite mais pour la montée du lendemain. Car depuis notre point de vue, on peut voir le parcours qu’on devra faire le lendemain depuis l’Oasis jusqu’au sommet du canyon. Autant vous dire, juste à voir on sent que c’est faisable mais qu’on va avoir du mal avec l’altitude. (On passe de 2000 à 3000 mètres d’altitude).

Bon dernière étape, descendre une longue pente en zig-zag et arriver jusqu’au pont. Pour Delphine ça se passe bien, elle y va assez vite mais tout en prenant soin que ses pieds ne glissent pas. Me concernant j’y vais en toute naïveté, en courant le plus souvent (c’est pas recommandé) mais en pente je n’arrive pas à y aller doucement, et j’arrive plutôt bien à éviter les pierres glissantes. On arrive enfin en bas de la falaise au niveau du pont. Nous avons parcouru environ 18km ! Ouah ! Par contre nous sommes les premiers de notre groupe arrivés en bas. On attend un bon moment avant que le reste n’arrive.

Lorsque le groupe est au complet, on traverse enfin le pont. Pire que le premier, celui-ci me donne envie de vomir tellement il se balance sur le côté. Pour Delphine elle le traverse comme Charlie Chaplin avec son bâton de marche qui rappelle la canne. Passé le pont, on a encore une belle montée à faire avant de rejoindre notre auberge, enfin ! On arrive, on nous assigne une chambre puis on prend une bonne douche bien fraîche. N’ayant pas de porte, on monte la garde chacun son tour, puis on mange un bon repas et on se couche tous à 20h. Demain le réveil est à 4h et on commence la grimpette à 4h30. On s’endort comme des gros bébés.

Journal de séjour #186 : Le couvent Santa-Catalina

Journal de séjour #186 : Le couvent Santa-Catalina

Nous nous levons assez tôt, nous avons pris un rythme péruvien. Pour ce dernier jour à Arequipa, nous partons au marché avec un achat bien précis en tête. Demain nous partons en trek au Canyon de Colca et pour tenir le coup Will veut tenter la feuille de coca. C’est la recommandation principale pour les touristes pour contrer les effets de l’altitude. À chiquer ou en thé, ça fait du bien. Nous marchons donc jusqu’au marché où nous pouvons apprécier les produits locaux. Comme à chaque fois, tout est compartimenté par secteurs : la viande, la restauration, les fruits, les produits laitiers. Nous commençons avec les sucreries qui se présentent naturellement à nous. Nous prendrons également quelques fruits et finirons avec les feuilles de coca. Celles-ci se trouvent dans la partie médicinale-ésotérique. On y trouve toutes les plantes possibles pour se soigner mais aussi les offrandes éventuelles pour les saints ou pour la Pachamama, la terre-mère.

Un peu glauque, pour cette dernière l’offrande constitue en des fœtus de lama séchés. C’est culturel, c’est comme ça.

Au final, Will se laisse tenter par la partie restauration qui propose notamment le ceviche. C’est une salade de poisson cru avec oignon et citron. C’est excellent mais à 10h30 ça sera un simple gratin de pâtes pour moi.

Nous repartons avec nos trouvailles vers le centre-ville pour visiter le couvent Santa-Catalina que nous n’avions pu voir la veille. Au passage nous faisons un petit arrêt dans une chocolaterie. Le couvent est immense. Il est reconnu comme étant une petite ville à l’intérieur de la cité. Il date du XVIe siècle mais a dû être reconstruit ou rénové en fonction du temps et des tremblements de terre. Aujourd’hui, une petite communauté de nones vit dans une partie recluse du couvent. La plus grande partie des espaces est ouverte au public. L’autre particularité architecturale est la couleur des “rues » et des cours qui séparent les cellules. Entre l’orange et le bleu vif, nous avons vraiment l’impression d’avancer dans un village espagnol.

La vie des nones est expliquée au fur et à mesure des pièces à visiter. Nous commençons avec le parloir, seul lien avec l’extérieur. Elles parlaient à leur famille à travers une lourde grille en bois et grâce à un tourniquet elles pouvaient échanger des objets.

Le cloître suivant était dédié aux novices qui devaient suivre une certaine instruction monastique avant d’être intronisées. Enfin, à travers les différentes cellules, nous pouvons apprécier le luxe relatif de la vie à Santa-Catalina. Loin d’être entièrement sommaire, le mobilier pouvait être assez riche selon sa propriétaire. Elles avaient toutes un lieu d’aisance privé et pour beaucoup une cuisine privée pour faire des pains et des gâteaux. La pharmacienne possédait un véritable établi avec les meilleurs ingrédients.

Étant donné la taille des lieux, il fallut instaurer rapidement l’eau courante. Des gouttières au sol sont visibles dans tous les logements et sont même camouflées par le pavement à l’extérieur. L’eau était présente jusqu’aux lavoirs placés en dénivelé pour une meilleure circulation. La visite est très intéressante. On prend du temps à voir chaque partie, chaque salle. On imagine facilement la vie paisible des nones.

Le reste de l’après-midi sera plus tranquille. Nous nous reposons un peu car la suite ne sera pas de tout repos. Nous resterons donc à la crêperie avant de nous reposer à l’hôtel.

Journal de séjour #185 : Visite d’Arequipa

Journal de séjour #185 : Visite d’Arequipa

La nuit sera longue. Nous nous réveillons de temps à autre. Surtout à la pause toilettes à 2h du matin, ça nous permet de rester vigilants sur nos affaires. Cette compagnie ne nous rassure pas quant à la qualité de ses passagers et c’est connu les bus de nuit sont l’idéal pour les pickpockets. Au final, le soleil se lève sur Arequipa quand nous arrivons… à 5h du matin !

Surtout quand tu vois ce genre de message dans le bus…

Notre hôtel nous avait écrit sur la marche à suivre. Nous récupérons nos valises et cherchons un taxi officiel. Ça n’est pas très compliqué, le premier chauffeur qui nous accoste arbore le badge et le prix est le bon : autour de 10 soles. Nous avançons vers le centre-ville historique et ça a l’air très joli. À l’hôtel, nous réveillons le veilleur de nuit. Il est trop tôt pour notre chambre mais nous pouvons mettre nos sacs en consigne et utiliser la salle de bain commune. Nous repérons des visites gratuites de la ville et prenons le prospectus pour 10h. Nous partons en quête d’une bonne adresse pour le petit-déjeuner. Nous descendons vers la place des armes, vide à cette heure-ci.

Il y a un Starbucks pas loin mais à 7h il n’est toujours pas ouvert. Nous remontons vers l’hôtel où nous avions repéré une autre adresse. La petite Française est une crêperie qui va devenir notre repère. Tout est décoré à la sauce Harry Potter pour Halloween ! Nous nous régalons et patientons avant d’aller à la visite.

Nous arrivons dans la cour d’une petite usine de chocolat. Nous sommes loin d’être les seuls, surtout du point de vue français. Nous rencontrons pas mal de nos compatriotes. Les guides arrivent et nous répartissent en deux groupes : langue hispanique et langue anglaise. Notre groupe doit bien être composé d’une vingtaine de personnes. La visite commence avec une dégustation : thé au cacao. Plus exactement, c’est l’écorce des fèves de cacao qui ont été mises en infusion. Le résultat est excellent. Il semble que le chocolat péruvien soit meilleur à Arequipa où il est encore fait de façon artisanale.

Durant la visite nous découvrirons l’histoire de la ville à travers divers lieux emblématiques. Notre guide est très énergique et impliqué. Il a un débit hyperrapide, je ne vais pas tout reproduire ici. Pour l’histoire, le site d’Arequipa a toujours connu un certain nombre de tribus dans les alentours. L’altitude et le climat sont idéaux, de nombreux échanges se font. Les Incas descendent alors de Cusco et décident d’annexer Arequipa à leur empire. La légende veut que les Incas n’aient pas le droit de vivre en-dehors de leur capitale. Mais la vie est tellement agréable ici que les envoyés demandèrent à leur chef d’y rester. Ce à quoi il aurait répondu “Arequipa” pour dire “ok c’est bon ». Puis c’est au tour des Espagnols de débarquer. Ils installent la capitale territoriale ici, toujours pour le bon climat, l’altitude et pour le côté central entre la mer et la Cordillère. Depuis, l’essor d’Arequipa n’a jamais cessé.

Queso helado (glace au fromage) la vérité c’est tout sauf du fromage.

Dégustation de pisco sour

Une fois la visite terminée, nous retournons à l’hôtel pour faire l’enregistrement et voir nos options de visite. Notre hôte est français, ça facilite les échanges. La chambre est nickel et contre toute attente la salle de bain est privative. Nous nous installons avant de descendre poser nos questions.

Nous souhaitons faire un trekking au Canyon de Colca sur deux jours. Malheureusement nous n’avons pas beaucoup de monnaie sur nous. Nous repartons pour retirer, mais ça ne fonctionne pas. Le transfert que j’ai fait n’est pas encore validé semble-t-il. Nous retournons à l’hôtel pour reporter le paiement à donner. Notre hôte nous suggère de retirer moins que le maximum, ça peut être juste une histoire de plafond. Nous repartons. Au passage, nous nous arrêtons devant le Couvent de Santa Catalina où nous avions rendez-vous avec deux Françaises rencontrées ce matin pour la visite. Nous devons annuler mais on se retrouvera dans la soirée. Nous tentons la technique de notre hôte et, ô joie, ça fonctionne ! Sauvés, nous sommes. Nous fêtons ça en allant manger à près de 16h.
Nous repartons fissa au sud de la ville pour acheter nos billets de bus vers Cusco. Demain étant férié et si nous sommes en trek les jours suivants, c’est maintenant ou jamais pour prendre nos billets. Les agences sont encore ouvertes quand nous arrivons. Pas de chichi, nous prenons la meilleure pour nous assurer confort et sécurité, dixit notre hôte toujours. La grande surprise quand nous réservons les places a été de choisir le menu. Il y a donc un repas inclus… ça nous change tout ce luxe. Nous verrons ce que ça donnera.

Plus rassurés sur la suite nous remontons à l’hôtel pour régler le trek. Tout roule, nous pouvons souffler. Nous avons rendez-vous à la crêperie pour la soirée Harry Potter avec les 2 Françaises. Nous passons un bon moment puis nous rentrons nous coucher.

Bilan pratique de la Bolivie

Bilan pratique de la Bolivie

La Bolivie est une destination inattendue. En fait, nous l’avions évitée au départ. D’une part car nous sommes incultes et nous ne savions pas quoi y trouver. C’est une très mauvaise excuse. Aussi ma raison principale a été la peur du mal de l’altitude et aussi celle de ne pas pouvoir nous y déplacer facilement (toujours à cause des montagnes). Bref, en cours de route au Chili, beaucoup d’autres touristes venant en sens inverse nous ont dit que c’était une magnifique destination à faire absolument. Nous nous y sommes attelés donc.

Durée du séjour : 13 jours, -5h de décalage horaire, fin octobre, accessible via un tour depuis San Pedro de Atacama vers Uyuni, douane ultrasimplifiée. Pas besoin de visa pour un séjour de moins de 90 jours pour les passeports français. N’étant pas une destination prévue au départ, nous avons dû faire des coupes temporelles pour le Pérou et l’Équateur.

Météo : frais mais beau. Dans l’ensemble, à cause de l’altitude il fait plutôt frais malgré un beau soleil. Nous avons eu droit à un orage à La Paz. Par contre, en soirée et de nuit il fait franchement froid.

Localement : Rien à signaler. Nous avons assisté à une fête à Uyuni. Apparemment c’était un concours de fanfare ou autre. Bref pas de jour férié ou de vacances pendant notre séjour. Seul point notable de la fête, outre les défilés on a pu entendre quelques pétards. Toujours prévoir ses boules quies en voyage.

Calcul du budget : Après recherches rapides pour calculer un budget moyen, nous avons décidé d’allouer environ 300€ par personne pour 10 jours. Nous ne comptons pas le tour de trois jours à Uyuni car nous l’avons payé au Pérou. À raison d’un budget minimal de 46,5€ par jour pour deux, nous nous en sortons à 422,48€ pour le séjour. Économies : 182€ à peu près pour deux.

Hébergement : La Bolivie n’étant pas très chère, on peut y trouver des auberges sympas sans trop se ruiner. Nous avons quand même privilégié les auberges, plus conviviales avec des bons plans pour les sorties. Il faut juste penser que l’eau chaude n’est pas toujours incluse dans le prix.

Repas : On mange bien dans l’ensemble. Les plats restent à base de viande, riz et maïs. Il faut essayer le lama. Pour les carnivores réticents, c’est l’élevage local donc autant en profiter.
Nos recommandations : un steak de lama, la truite de Titicaca, les salades de quinoa, les galettes de quinoa, la bière au quinoa…

Transports : Plus confortable qu’il n’y paraît.
En ville : À pieds, ça peut fatiguer à cause de l’altitude mais ça se fait. Les taxis sont abordables et pratiques pour aller jusqu’aux terminaux. C’est mieux de les commander avec l’hôtel qui peut vous donner une idée du prix. Sinon privilégiez les collectivos. Ces bus de ville aux itinéraires inconnus sont très pratiques en fait. Il faut bien se renseigner sur la ligne avant et réussir à sauter dedans.
A travers le pays : Le bus. De jour ou de nuit. Assez confortable ce dernier mais la gestion thermique ce n’est pas toujours ça.

Visiter : L’histoire bolivienne est extrêmement riche et encore n’en avons-nous découvert qu’une part infime. Il y a également de très beaux paysages à découvrir. Il y a encore tout le nord et l’est que nous n’avons pas eu le temps de voir et c’est bien dommage.

La Bolivie est une heureuse surprise. Nous ne savions pas à quoi nous attendre et nous remercions tous les voyageurs qui nous ont motivés à changer nos plans. Nous avons encore beaucoup à y découvrir. Nous espérons comme à chaque fois y revenir un jour.

La Bolivie en vrac et en couleurs

La Bolivie en vrac et en couleurs

La Bolivie est loin d’être le pays le plus riche de l’Amérique du Sud. Pour certaines raisons, ce pays ne se développe pas comme il le voudrait. Pour autant, cela permet de garder un côté traditionnel plus présent qui ravit les touristes en recherche de dépaysement. On aime à flâner en centre-ville où les bâtiments sont colorés ou profiter des grandes étendues vierges aux nombreuses surprises naturelles.

Pays pauvre. Le pays a sans doute eu un âge d’or ne serait-ce qu’avec les mines d’argent. Mais depuis la guerre du Pacifique, il est difficile pour la Bolivie de se développer. Tout d’abord, le Chili a annexé les mines de salpêtre, autrement rentables. Surtout, ce faisant il prive la Bolivie d’un accès à la mer. Tout l’import se fait donc par voie des airs et ça coûte une blinde ! Des négociations seraient éventuellement à l’ordre du jour pour que le Chili ouvre un accès bolivien à l’océan. Aujourd’hui ce qui aide beaucoup à l’économie n’est pas tant le commerce ou l’exploitation des ressources mais bien le tourisme.

Grandes étendues naturelles. Dès qu’on sort des villes, il n’y a plus que la route à l’horizon. Il faut traverser d’assez grandes étendues avant de trouver un village. Cela sert au tourisme bio évidemment mais dans les contrées arides et montagneuses du sud il est assez difficile de faire pousser une ville.

Pays en reliefs. Le sud et l’ouest du pays pour ce qu’on en sait est plutôt perché. Pour le reste, nous n’avons pas expérimenté. En tout cas, ce relief et surtout cette altitude constante peut rendre malade. Nous avions passé quelques temps à San Pedro de Atacama au Chili juste avant. C’est à quelques 2000 mètres d’altitude déjà, ça nous a permis de nous acclimater un peu. Mais à 3500 et 4000 mètres, attention ! Prenez les premières journées pour juste vous reposer. On a eu des petites migraines les premiers jours. Will m’a même fait un peu peur à Potosí tant il était fatigué. Nous sommes chanceux car ça peut aller plus loin : nausées, déshydratation, essoufflements et éventuellement hospitalisation. Donc pour vous faire plaisir dans ses régions, prenez le temps de vous acclimater.

Chaud/froid. Attraper un rhume n’est pas très compliqué. Les journées sont ensoleillées et malgré l’altitude on peut avoir chaud. En revanche, dès que le soleil se couche il faut sortir la doudoune parce que les températures chutent brutalement.

Eau chaude rare ou en option. Les installations modernes, ça n’est pas toujours ça. Il y a un système de chauffage de l’eau par énergie solaire et malgré le taux d’ensoleillement la douche est souvent frisquette. Donc quand le système de chauffage passe au gaz, on peut vous demander une petite compensation financière, surtout dans les petits hôtels perdus dans le désert. Ça se comprend tout à fait mais ça peut surprendre quand on ne le sait pas.

Mise en avant du wifi. Étant donné la situation économique du pays, les hôtels se jouent une grande guerre pour attirer le chaland. On sent que les exigences ont changé avec le temps. On ajoute à la peinture le dernier argument à la mode. Au début c’était chambre avec douche individuelle. Puis ce fut l’eau chaude, la télévision avec câble, etc. Le dernier ajout vu un peu partout est le Wifi ! Le Graal du voyageur connecté ! Dur de s’en passer, n’est-ce pas ?

Routes principales goudronnées. Il est quand même facile de se déplacer en Bolivie. Même si l’on trouve des chemins de terre cabossés dans les campagnes reculées, les routes principales sont goudronnées et les bus sont plutôt confortables.

Terminaux de bus payants. C’est surtout vrai dans les terminaux de bus récents. Outre son billet de transport, il faut payer une petite taxe pour accéder aux voies. Il semblerait que ce soit une taxe liée à l’utilisation du terminal. Si ça permet de le rénover facilement, pourquoi pas. Mais laissez-nous douter un peu. La même taxe est présente pour l’utilisation de toutes les toilettes publiques et j’ai de sérieux doutes sur l’amélioration de celles-ci. Au moins sont-elles plus ou  (le plus souvent) moins propres…

La vente dans les bus. À chaque arrêt des commerçants montent dans le bus pour proposer plusieurs articles. Ça va des en-cas à des sandwichs, voir à des accessoires type ceinture, recharge portable, carte sim et j’en passe. Normalement ils redescendent vite après avoir fait toute l’allée. Celui qui nous a vendu du rêve a été le vendeur de crème miracle sur la route de Potosí. Non seulement il est resté mais il a fait tout un speech avec test à la clé. Les colporteurs n’ont pas la vie trop dure ici.

Jupons et chapeaux. Les femmes sont pour beaucoup habillées à la mode traditionnelle. Les plus jeunes tendent à changer la donne. Dans l’ensemble, ce sont des vêtements épais pour garder la chaleur. La laine est reine que ce soit pour les chaussettes ou pour le châle. Mais ce qui ressort le plus sont les chapeaux melon noir, les longues tresses et les jupes colorées. Elles doivent porter des jupons car les jupes sont extrêmement bouffantes. D’un autre côté, nous ne sommes pas sûrs qu’elles portent des culottes. À une pause sur un trajet, une de nos compatriotes a remarqué qu’une de ces dames ne prit pas la peine d’aller jusqu’aux toilettes. Campée sur ses deux jambes écartées, elle s’est juste éloignée du bus pour uriner tranquillement. À moins que la culotte ne soit percée…

Lamas et alpagas. Ces camélidés sont légions en Bolivie. Ils servent à tout : laine, cuir, viande… c’est un peu la vache locale. En goût c’est proche du bœuf d’ailleurs, c’est très bon ! Rappelons qu’avant l’arrivée des Espagnols et l’importation probable des bovins, les grands animaux d’élevage étaient les lamas et les alpagas. Ce dernier présente une meilleure qualité de produit d’ailleurs (plus proche du veau pour le goût et laine plus douce).

Guide = photographe. C’est le cas dans la plupart des pays. Quand on veut se faire tirer le portrait, on adore demander aux guides. Mais au salar d’Uyuni c’est à se demander s’ils n’ont pas une formation. Avant de passer aux initiatives personnelles, notre guide nous a fait faire pleins de figures différentes. Je pense qu’à force de voir des touristes, leurs catalogues s’étoffent. Voyez plutôt ! https://wdtravels.com/journal-de-sejour-174-le-salar-duyuni/

Muraux institutionnels. Dans les petites villes, il n’est pas rare de trouver des peintures prônant un message quelconque de l’État. Le plus souvent on va plutôt voir le nom de tel candidat à telle élection.

La gastronomie bolivienne – Du désert salé au lac des hauteurs

La gastronomie bolivienne – Du désert salé au lac des hauteurs

La gastronomie bolivienne possède ses petites perles. Je ne sais pas si c’est à cause du salar d’Uyuni mais ça peut être assez salé : la viande, le fromage, etc. Outre la viande de lama que l’on retrouve un peu partout, c’est la fête du quinoa. Cette graine est déclinée à toutes les sauces.

Les spécialités : Pendant les tours, nous avons goûté à des plats plus ou moins typiques. Il s’agit surtout d’une cuisine de tous les jours et abordables à tous. Ce sont des viandes panées, des salades de petits légumes, des fruits, etc.

Le soir, il y a l’éternelle soupe de légumes et pommes de terre pour se réchauffer. Il fait frais à 4000 mètres.

Salade de thon et gratin. Presque comme chez nous.

Pour la suite, le goût change radicalement. Cette salade est composée d’œufs, d’olives, de tomates, de bœuf… et du fromage local. Très salé mais ça se marie bien avec le reste.

On passe au niveau au-dessus avec du chorizo de lama et de la viande séchée de lama. La saucisse était meilleure ! Niveau goût, c’est proche du bœuf.

Petit taboulé à base de quinoa et de lama séché. C’est excellent, quoiqu’un peu salé.

La saltena est une sorte d’empanada au safran. C’est délicieux !

Ça se vend un peu partout à la sauvette et surtout dans les bus. Ce sont des grains de maïs énormes cuits à la vapeur et de la viande séchée. Particulier, on a surtout eu peur de se chopper un truc. Rien à l’horizon !

Ces sandwichs sont préparés avec des saucisses un peu épicées du marché de Sucre. C’est très bon.

Sur les berges du lac Titicaca, la truite est à l’honneur. Elle se décline à toutes les sauces et toutes sont excellentes !

On peut aussi trouver des espèces de galettes de quinoa. C’est génial ce truc.

Dans ce restaurant, nous n’avions pas compris que tout était végétarien. Qu’à cela ne tienne , nous nous sommes régalés avec une empanada frite aux petits légumes et cette espèce de galette de pommes de terre au fromage.

Petite soupe de champignons et croûtons à l’ail. Vu la soupe je pense que c’est du type déshydraté en sachet mais bon…

Tacos, burritos et quesadillas. C’était très bon mais peu copieux. C’est rare de trouver d’aussi petites parts dans ces pays.

Petite barquette de nachos qui va avec.

Retour de la truite, Will a préféré une pizza ce jour-là. Ça ne sera pas la seule fois.

Les plats internationaux : La pizza ! En fait, il est assez facile de trouver des pizzerias et autres restaurants italiens. Je ne m’étais pas rendu compte qu’on en avait pris autant.

Petit hamburger maison, ça ne fait pas de mal.

L’éternel sandwich jambon-fromage.

Les crêpes ont envahi la Bolivie.

Les petits-déjeuners : En tour dans le désert, une table et de quoi se faire des sandwichs jambon-fromage-guacamole (classique), un cake et les boissons. Ils pensent à tout.

Dans les hôtels ce sera plutôt des œufs, des pancakes et de la confiture.

Des fois, on a même droit à des céréales et du yaourt en prime. D’ailleurs il n’y a pas de lait à ces hauteurs, d’où le yaourt à boire pour compenser.

Dans les hôtels autrement, on passe à la formule buffet.

Du plus frugal…

… au gargantuesque ! Sérieux, on mangeait presque trop à celui-ci.

Le service à l’assiette est complet mais pas abusif.

Dans quelques cas, on a eu droit aux céréales. Autrement nous continuons la chaînes des toasts-confiture de fraise.

Les gourmandises : Le chocolat ! Il était très bon celui-ci. Nous avons quand même pris des variantes locales : quinoa et pêche.

Le pop-corn ! On en trouve de toutes les tailles, ça se vend au coin de la rue dans des petits sachets.

Voici le panier repas que l’on peut commander à l’un des hôtels. L’espèce de barre chocolatée est à base de gaufrettes. Le reste vous connaissez.

Un banana split ! C’est pas tous les jours qu’on se fait plaisir avec une glace là-bas.

On n’avait jamais essayé ces Skittles. Ils sont plutôt bons.

Lui non plus nous ne le connaissions pas. Dommage, on a bien aimé.

Ces petites glaces sont bien sympathiques. Bon leur principal intérêt est de nous avoir rafraîchis à Sucre.

Des petites sucreries achetées en petites boutiques. Le premier sont des petits bonbons genre gomme, celui du milieu fait penser à un Carambar mais moins bon, la sucette est à l’ananas (pas terrible).

Les boissons : La gelée aux fruits ! Elle s’achète à la sauvette ou dans les bus. C’est plutôt bon.

Petite limonade bien sympathique.

Chocolats chauds. Ils étaient un peu amers ceux-là. Heureusement Will en avait commandé un avec une petite liqueur.

Le submarino. Du chocolat trempé dans du lait chaud et qui fond peu à peu. C’est trop bon !

Les sodas ne sont vraiment pas à mon goût. Ils sont extrêmement chimiques.

Will a bien aimé ce Fanta cela dit.

La bière la plus haute du monde ! La Potosina est assez bonne.

Mais nous avons préféré la Huari que l’on retrouve un peu partout.

Les bières au quinoa sont la spécialité locale. La Prost est sympa.

Encore une bière locale au quinoa. On en trouve aussi à la coca.

Une énième bière locale. C’est un peu le genre essayez-les toutes !

Journal de séjour #184 : Le Calvaire à Copacabana… à la frontière aussi !

Journal de séjour #184 : Le Calvaire à Copacabana… à la frontière aussi !

Nous partons ce soir pour le Pérou. À part le check-out il n’y a pas grand-chose à faire. Nous avons pourchassé Internet dans les restaurants. Résultat, à midi et demie nous avions déjà mangé.

Nous décidons de partir dans les hauteurs pour avoir un autre point de vue de la ville. Nous grimpons tout doucement el Cerro del Calvario, la colline du Calvaire, qui reprend le chemin de croix de Jésus. Nous devons reprendre notre souffle souvent à cause de l’altitude. Un toutou nous encourage en grimpant avec nous. C’est vrai, il s’arrête quand on s’arrête et nous accompagne tout du long. Will lui a donné des biscuits sur la fin.

La vue depuis le sanctuaire au sommet est superbe. D’un côté nous avons Copacabana et son port, de l’autre le lac Titicaca et la Isla del Sol.
Nous redescendons, tentons un autre restaurant avant de nous résigner à revenir à l’hôtel. Nous devons de toute façon récupérer nos valises pour ce soir.

Nous patientons jusqu’à l’heure du départ, puis descendons la rue jusqu’à l’agence… qui est fermée. Dire que nous voulions aussi y faire du change. Comme il est encore tôt nous patientons gentiment. Will surveille les bagages pendant que je cherche un bureau de change, autre que des comptoirs de fortune au milieu de la rue. J’en trouve un mais la jeune femme a l’air absorbée par son activité et met du temps à me voir. Soit, j’attends. Quand elle daigne lever la tête, je lui demande du change en soles (Pérou). Elle me répond que c’est possible et retourne à son carnet. Très bien, je rassemble la somme et patiente à nouveau. Elle reporte son attention sur moi et voit les billets bolivianos (Bolivie). Et de me répondre : “vous m’avez dit que vous vouliez des soles mais ce qu’il vous faut ce sont des soles ». Je ne parle ni ne comprends parfaitement l’espagnol, je vous l’accorde, mais je pense avoir demandé la chose correctement alors qu’elle… Pas sure d’avoir tout compris. Bref tout ça pour me renvoyer à un des comptoirs de bois en pleine rue. Non merci et à jamais !
Je remonte la rue vers Will. Il a été rejoint par trois touristes et un gamin qui “travaille » pour notre agence, toujours fermée. Apparemment, c’est le petit qui va nous amener à notre chauffeur, un certain Max. Le temps passe, nous attendons on ne sait quoi. Le gamin n’est pas très loquace et joue avec d’autres enfants du quartier. Le temps avançant, nous lui demandons où est Max. Il passe un coup de fil mais pas de réponse qui suit. Rien pour nous rassurer. Juste en face, un bus est garé et des voyageurs pour le Pérou y montent. Un des trois autres touristes s’en approche pour demander s’il s’agit également de notre bus. Tout ce qu’il en tire c’est qu’il faut y attendre Max. Nous traversons tous la rue avec les bagages mais toujours rien. D’autant que le gamin s’est éclipsé aussi. La dame en charge de ce bus nous explique qu’il lui reste des places mais elle ne peut nous les donner, ils ont l’habitude. C’est Max qui doit payer nos places auprès d’eux. D’ici-là impossible d’embarquer avant. C’est hautement frustrant. Nous n’avons aucun numéro à joindre. Will repère le gamin sur la place d’à-côté. Il y va avec un des trois autres. Je le vois retenter un coup de fil. Les garçons reviennent, Max sera là dans 5 minutes. Effectivement peu après, le fameux Max arrive et va discuter avec la dame. Nous pouvons faire charger nos valises. Encore un peu et il n’y avait plus de place dans la soute. Évidemment c’est le système un autocollant contre un ticket et juste pour ma valise il n’y a plus d’autocollant disponible. Le monsieur va chercher un autre talon, pendant ce temps Will va voir ce qu’il faut faire pour la suite. Le monsieur met un temps fou pour revenir mais enfin mon sac est chargé. Nous devons encore nous inscrire sur un registre avec les autres passagers. On nous donne les papiers pour la douane et en piste ! Nous pouvons nous installer.

Dans le bus nous remplissons les documents, nous sommes plutôt rodés. Nous avons démarré et quelques temps après nous arrivons à la frontière. Depuis la file d’attente nous voyons des guichets de change. Will en profite pour changer une partie de nos bolivianos. Il s’avère que le taux est excellent. J’y vais aussi pour changer le reste. Alors que nous approchons du bureau d’immigration, un agent nous donne un nouveau papier à remplir. Nous remplissons scrupuleusement ce énième papelard. Alors que nous allions passer, une Française arrive essoufflée. Ils ont oublié de lui tamponner le passeport ! Ils s’en sont rendu compte à la douane d’entrée. Nous redoublons de vigilance du coup. Enfin je passe et Will me suit. Sortie de la Bolivie enfin accomplie.

Il fait nuit noire et notre bus n’est plus présent. Il avait avancé mais depuis la route impossible de voir où. Personne pour nous indiquer la suite, nous avançons à travers les barrières dans la direction de départ. Effectivement nous tombons sur le prochain poste-frontière plusieurs centaines de mètres plus loin. Le Pérou nous tend les bras et notre bus aussi. Nous allons dans le bâtiment et rejoignons d’autres voyageurs. Là encore, une simple formalité. Nous pouvons retourner dans le bus. Un accompagnateur attend que tout le monde embarque pour vérifier que tous les passeports ont été tamponnés et que tout le monde a bien le petit coupon nécessaire à la future sortie du territoire. Nous roulons vers Puno où nous devons changer de bus. Alors que la route défile, le bus s’arrête sur le bas-côté. Ça dure un petit moment et j’entends une fille dire que quelqu’un a été oublié et qu’il faut retourner en Bolivie… Heureusement fausse alerte, la disparue papotait juste au niveau en-dessous. Nous repartons.
À Puno, nous récupérons nos valises et retrouvons Max qui doit aussi acheter nos tickets pour Arequipa. Nous le suivons au guichet de la future agence de transport. Nous devons encore donner nos passeports pour nous faire enregistrer et choisissons les places tout devant. Nous patientons ensuite dans le hall sans savoir où aller. Max est déjà parti. Il nous reste une heure avant le départ. Je demande à notre agence où sera le bus, ils m’indiquent la prochaine porte. Je demande confirmation à l’agente devant la porte. Elle me dit qu’il faut d’abord acheter les droits de péage. Zut, c’est comme la Bolivie ici. Elle m’indique le bureau. Je préviens les trois autres touristes de notre groupe et m’avance vers la longue file d’attente avec nos billets. Chanceuse, j’aperçois un fenestron s’ouvrir sur le côté du guichet. Une dame fait signe d’avancer. Impolie, j’y vais de suite avant que d’autres ne la remarque. Il y a des restes d’opportunisme après la Chine. Je règle le droit de passage et elle colle un autocollants sur nos billets. Nous n’avons plus qu’à attendre le départ.

Après une longue attente, nous sortons sur le quai. Tous les autres bus sont déjà partis et il est bientôt 11h. Ce qui semble être notre bus ne paye pas de mine. Le haut du pare-brise est même fracturé. À ce stade, Carglass remplace. Enfin, nous chargeons les sacs et allons nous installer. Ni salón, ni semi-camas, ce sont des sièges tout ce qu’il y a de plus classique sur lesquels nous allons passer la nuit. D’autant que là où nous avions trop chaud dans les autres bus, nous aurons trop froid dans celui-là. Bonne nuit en perspective !