Journal de séjour #236 : Le marché de Chichicastenango

Journal de séjour #236 : Le marché de Chichicastenango

Réveil aux aurores. Nous avons vu hier comment nous rendre à Chichicastenango pour visiter l’un des plus gros marchés du pays. Comme la route vers San Pedro de la Laguna est fermée en ce moment, nous y rendre par nos propres moyens n’est pas simple. Il faudrait prendre le ferry jusqu’à Panajachel, puis un bus ou une camionnette jusqu’à Los Encuentros et changer ensuite pour Chichicastenango. Nous avons donc choisi la facilité et avons commandé une navette.

Nous partons donc à 6h30 pour prendre le ferry. Nous attendons au port et 10 minutes après le bateau arrive, déjà bien plein depuis San Juan de la Laguna. Le trajet se fait sans heurt. Il n’y a pas beaucoup de circulation à cette heure donc le lac Atitlan est calme. Nous profitons de la vue, le soleil commence à poindre par-dessus les montagnes alentours. Seul bémol nous devons tenir nos sacs à l’avant pour qu’ils ne glissent pas vers les autres passagers. Arrivés à Panajachel, nous avons une heure devant nous. Le temps de se prendre un bon petit-déjeuner avant de partir.

La navette n’arrivera pas avant 8h15 au final. Ça fait un peu de retard, nous espérons avoir du temps à Chichicastenango. Le problème avec les décisions dernière minute c’est qu’il y a toujours des imprévus à pallier. Dans l’idée on est partis sans avoir réservé d’hôtel (on ne trouvait rien sur Internet) et nous avons appris que c’était la féria depuis la veille… Dans le cas où nous ne trouvions pas d’hôtel, nous décidons de partir le jour-même à Quetzaltenango. Bref, on n’est pas près de profiter du marché. (Voici des photos inattendues pendant la durée de ce voyage.)

Nessie vers la droite et le Yeti vers la gauche… Quoi ?!

Mais comment il tient ? Et pendant combien de temps ?

Les bus au Guatemala ils ont trop la classe !

1h de route ont suffi mais il y a effectivement beaucoup de monde. À la sortie de la navette, des guides divers et variés nous sautent déjà dessus. Personnellement j’ai déjà mis mes boules quiès pour ne pas entendre les gros pétards. Mais Will qui ne sait pas dire non (avec conviction du moins) est déjà alpagué. Nous n’avons même pas encore eu le temps de récupérer nos bagages… Peut-être cela nous fera-t-il gagner du temps. Nous expliquons la situation rapidement. Nous partons en quête d’un hôtel. Après trois refus, nous nous rabattons sur l’idée du départ à Quetzaltenango dans l’après-midi. Nous revenons au point de départ où se trouve son agence. Entre-temps nous avons essayé de déposer nos sacs à l’office du tourisme. D’habitude ils acceptent mais avec la féria et le marché c’est hors de question. Nous nous arrêtons à l’hôtel en face de l’agence. Nous congédions notre guide avec un petit pourboire, il nous a bien aidés quand même. À l’hôtel nous expliquons vouloir déposer nos bagages pour quelques heures. Ils refusent, ils ont eu des problèmes avec ça, etc. Nous n’avançons pas beaucoup avec ça. Nous demandons le prix de la navette, nous pourrions éventuellement laisser les sacs dans le bus. Ça nous semble un peu cher. Nous déclinons et allons voir avec l’agence en face. Pas besoin de traverser la rue, un autre guide nous attendait… Nous arrivons à négocier le prix et nous décidons pour cette option. Nous déposons enfin nos sacs au fond de l’agence. Il n’y a plus qu’à piquer un peu d’Internet à l’hôtel (5 quetzales quand même) et nous réservons dans la première auberge à Quetzaltenango pour ce soir.
Il ne nous reste plus qu’à retirer des sous. Nous trouvons la machine mais non content de nous balancer les billets à la figure (ça se passe dans des cabines privées heureusement) il nous manque un gros billet. Nous rentrons dans la banque et attendons que le guichet soit libre. Explications, reçu en main, attente… Le verdict tombe, c’est à notre banque de réintégrer les sous sur notre compte. Ça valait la peine d’attendre. Les obligations sont terminées ! Il est 11h, la navette est à 16h, nous pouvons profiter du marché.

10 min. avant de se faire arnaquer de 100 quetzales par le distributeur ! (On était heureux, jeunes et innocents)

C’est vraiment immense et tentaculaire. Il s’étend sur presque toute la ville. Malheureusement nous ne pouvons aller jusqu’à l’église où ont lieu les festivités parce que c’est aussi de là que sont lancés les gros pétards que nous entendrons toute la journée. Nous profitons des couleurs et de la foule. Beaucoup de stands se ressemblent, nous trouvons le tout moins joli que San Juan de la Laguna au final.

Nous nous arrêtons pour manger dans un boui-boui. Nous n’avons aucune idée de ce que nous avons commandé. Ça serait de la dinde a priori. C’est super bon en tout cas. Nous sortons et continuons notre tour. Nous nous retrouvons devant le même hôtel qu’au départ, un peu ahuris… Au final, on en fait vite le tour.

Nous patienterons un temps à l’hôtel en sirotant une bière. Nous ressortons quand même en tentant d’autres rues. Il y a moins de monde l’après-midi et c’est plus agréable. Nous pouvons vraiment prendre le temps de regarder les échoppes et de faire notre négoce (toujours plus facile sur les marchés). Nous apprécierons presque plus ce calme avant remballage des étals.

Au passage, on trinque à nos 9 ans de relation ça se fête non ?

Nous arrivons quand même plus tôt à l’agence. Ça tombe bien, notre chauffeur privé aussi. Nous partirons avec un peu d’avance. En fait, nous allons jusqu’à la prochaine ville Los Encuentros pour attraper la navette faisant la liaison Antigua-Quetzaltenango. Nous attendons un moment… une heure en fait, avant que la navette n’arrive. Il y a beaucoup de circulation à Antigua, il y a toujours des retards. Peu importe nous nous installons et c’est parti pour la dernière heure et demie.

Heureusement, la navette s’arrête pile devant l’hôtel ! En plus, l’auberge est super jolie avec une cour intérieure. Nous nous installons vite et filons manger au restaurant d’en-face. Grâce à l’auberge non-seulement nous avons une boisson gratuite mais aussi une réduction sur la note. En plus c’est super bon. Nous n’en demandions pas tant. Retour à l’auberge et au lit ! Cette journée aura été épuisante.

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