Journaux de séjour #242 et 243 : Le volcan Acatenango !

Journaux de séjour #242 et 243 : Le volcan Acatenango !

Jour n°242 :

Aujourd’hui est un grand jour, on se prépare à faire un nouveau trekking sur le volcan Acatenango ! Sa particularité ? La vue sur le volcan de fuego qui est toujours en activité, ce qui signifie la possibilité de voir un volcan en éruption ! On ne vous le cache pas, nous avons rencontré quelques voyageurs qui ont eu la chance de faire la grimpette et voir leur photos avec le volcan explosant en arrière-plan m’a motivé de plus de plus à voir ce magnifique spectacle en vrai ! C’est donc avec impatience qu’on attend notre navette à 9h mais à 9h30 toujours aucune trace de ce bus. Notre hôte téléphone à la compagnie, cette dernière annonce qu’ils arrivent, c’est juste qu’ils ont beaucoup de monde à prendre sur le chemin, mais combien de personnes vont faire l’ascension ? On a l’habitude de faire un trekking avec un petit groupe, pas plus de 5 personnes. Arrive alors un guide qui nous dit de grimper dans le mini bus qui est blindé de monde ! On ne peut même pas avoir une place pour se mettre côte à côte. Je m’assoie à côté d’un Français qui m’entend dire “Mais on va tous faire le volcan ?” Il me répond “a priori on est 26 personnes”. Nom de dieu ! Le bus récupère encore d’autres personnes et finit sa course dans un coin de rue.

On nous distribue alors des sacs plastique avec à l’intérieur nos 3 repas (il n’y a quasiment rien dedans). Les guides nous donnent nos tickets pour le trekking en échange de 50 quezales par personne. Puis ils proposent la location de gants, veste et bonnet pour le trekking. On savait qu’il allait faire froid, mais je crois que j’ai sous-estimé le climat. A 11h on décolle enfin et on sort de la ville on arrivera vers 12h au point de départ du trekking !

Arrivés au point du trekking, beaucoup de vendeurs à la sauvette nous harponnent entre la vente des bâtons de marche, de gants ou encore d’eau. Je jette alors mon dévolu sur une fiole de rhum ! Ben quoi il faut bien un truc pour me réchauffer ! Même si je compte sur la présence de Delphine pour me coller à elle pendant la nuit, un petit coup dans le nez ne doit pas faire de mal. Enfin bref, après cette petite pause on attaque enfin la grimpette et là ça ne rigole pas ! On commence à peine le trekking que ça pique déjà ! La pente est assez raide et la terre est sableuse et glissante. On peine à monter et la pente n’est pas du tout courte ! Nos mollets commencent déjà à nous bouder. Si la montée est comme ça pendant 5h on ne va vraiment pas tenir. Surtout que dans notre groupe il y a un jeune garçon de 12 ans environ. Le pauvre n’arrive vraiment pas à faire le trekking. Après 20 bonnes minutes de marche on arrive à un premier point pour faire une pause. La vue est vraiment très belle déjà à cette hauteur, on n’ose même pas imaginer en haut de la montagne.

On continue à monter et là aussi la montée est très dur, à croire que ça n’est que ça pendant 5h ! Le plus dur ne reste pas tant le degré d’angle mais surtout le terrain glissant. Heureusement qu’on s’aide de nos bâtons de marche pour arriver à grimper.

Après une petite heure de marche on arrive enfin à faire une petite pause pour le repas du midi et ça sera riz avec du poulet. De quoi nous donner un peu de force avant la grimpette.

On reprend le trekking au cœur de la forêt et le terrain n’étant pas facile, notre trek sera ponctué de pauses plus nombreuses.

On arrive à un point où fait une longue pause en groupe. À partir de là on nous dit qu’il y a encore une bonne grimpette raide à faire puis ça sera du “plat” avant d’arriver au camp. On constate alors une belle pente et on traverse même une brume (on se demande si on verra quelque chose au niveau du camp).

On arrive enfin à la hauteur du camp, il nous reste une belle marche à accomplir avant d’arriver. En fonction des groupes nous n’avons pas tous les mêmes emplacements. Lorsqu’on parvient enfin à notre camp, la tristesse et la rage m’envahit, le paysage du volcan en éruption avec la vue sur Antigua est complètement voilé par la brume ! On ne voit absolument rien, ça me rappelle l’ascension de la Montagne Colorée ! Je vous avoue que je ne suis pas fan des trekkings en réalité, malgré le nombre incalculable de treks qu’on a fait pendant le voyage. Mais là on nous a vendu du rêve que ce soient les autres voyageurs qu’on a croisés sur la route ou encore par le responsable qui nous a vendu le tour et là le spectacle soi-disant magnifique d’Acatenango est complètement gâché par une météo hasardeuse ! Fallait que ça tombe sur nous, le destin est cruel ! Le comble reste quand même la répartition des tentes effectuée par les guides, les garçons dorment ensemble et les filles ensemble ! Les couples ? Ben on les sépare ! Pourtant on leur dit qu’on est ensembles mais les guides ne veulent rien entendre !

Qu’à cela ne tienne on se dit qu’on va quand même profiter du camp avec les autres membres du groupe. Mais le froid nous gagne et malgré le cercle très fermé que nous formons autours du feu de camp, on reste frigorifiés ! Les guides ne sont plus présents, pourtant une tasse de café, thé ou chocolat serait la bienvenue mais non rien à l’horizon ! Certains sont même aller dormir sans même manger et d’autres ont préféré rester près du feu. En attendant le repas du soir, on décide de se poser sous une tente ensemble et de se blottir telles des marmottes attendant la fin de l’hiver. L’heure du repas sonne, on rejoint les autres membres du groupe, en tenant tous nos boites de pâtes nature. Les guides prennent une grosse casserole, mettent toutes les pâtes ensemble, ajoutent de la sauce tomate et cuisent tout ensemble. Après le service on part tous se coucher !

Avant de rejoindre nos sacs de couchage, les guides nous informent que si la brume s’est levée demain matin, on se lèvera tous à 4h du matin pour rejoindre le sommet du volcan et voir le lever du soleil. Dans le cas contraire on se lèvera à 7h pour prendre directement le petit-déjeuner avant de redescendre.

Jour n°243 :

Avant de parler de ce jour, parlons de la nuit passée. Lorsqu’on est aller se coucher, il n’y avait pas tant de place que ça. Dans une tente où dorment 4 ours la place devient une denrée rare. De plus comme je suis allé me coucher en dernier pas simple de me faufiler et en plus j’ai fait la bêtise de prendre une place sur le côté de la tente ! Pourquoi une bêtise ? Bon imaginez la tente, petite et le moindre coup de vent fait rentrer l’air dedans car la tente ne ferme pas bien ! De plus les lits n’étaient que des simples sacs de couchage qu’on retrouve à l’armée (donc le genre de truc que tu utilises en été pour dormir à la belle étoile) donc pas du tout adapté au froid ! Et dormir sur le côté de la tente quand il y a du vent, on se réveille très vite avec les coups qu’on se prend sur le visage ! De plus il a plu à ce moment-là donc nos chaussures qui traînaient dehors sont trempées et la tente prenait l’eau ! Mais qui veut ma mort ? Est-ce que c’est un test ? Sérieusement j’ai passé la pire nuit de tout le voyage ! Si vous allez faire Acatenango, préparez-vous bien ne serait-ce que pour passer une bonne nuit de sommeil ! Enfin bref la nuit s’est résumée à des tremblements sous une couette fine et des micros siestes ! Pour Delphine ? À peine mieux. Heureusement que Fred, notre compatriote avait une doudoune en plus à lui prêter.

Donc le lendemain, on nous reveille à 4h du matin car a priori le voile s’est levé et ô joie la vue est juste magnifique ! Bon par contre ça n’en valait pas la peine de passer une nuit aussi affreuse mais ça en valait la peine de faire la grimpette ! Comme il fait encore nuit, on a une belle vue sur la ville illuminée et on peut enfin voir le volcan de fuego en face du camp !

On se prépare rapidement et on commence le trekking. A priori on a 1h30 de montée ! On commence alors l’ascension mais Delphine a beaucoup de difficultés à monter. L’altitude et surtout la montée dès le réveil ne l’aident pas. Me concernant et malgré une nuit difficile je me sentais d’aplomb à faire la montée mais j’ai préféré aider Delphine à grimper ! Pour que vous imaginiez mieux on grimpe à flanc de falaise, sur du sable volcanique donc pas du tout stable ! Et surtout avec un vent qui nous glace ! Nous ne sommes pas préparés à ça ! Arrivés à mi-chemin, on nous annonce que la brume est revenue (on l’a constaté pendant la grimpette) et d’après les guides, même en arrivant en haut on ne verrait rien ! On décide alors de ne pas se forcer, on fait demi-tour et on rejoint très vite notre camp et on attend le reste du groupe qui a continué. Le brouillard se lève petit à petit et on assiste à un beau lever du soleil et le volcan pète le feu ! Enfin !

Après ce joyeux spectacle on prend le petit-déjeuner un peu à la va-vite, un petit chocolat chaud et des céréales et à 8h on part en direction du bus.

La descente se fait bien plus facilement que la montée et on profite enfin de la vue que nous avions manqué la veille !

Enfin arrivés au premier stop on se repose un peu avec les autres membres du groupe. On finit ensuite par finir la descente vers le bus, on goûtera une petite confiserie au chocolat.

Très franchement cette montée n’était pas forcément la plus dure physiquement mais plus moralement. Le froid de la nuit et surtout cette tristesse concernant la vue gâchée par le brouillard. En tout cas le trekking du volcan Acatenango est un incontournable de la région. Nous faisons partie des rares malchanceux par rapport à la météo (5% il paraît). N’hésitez pas à relever le challenge, ça le vaut franchent.

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